‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 122 sur 142 · Recueil Feuillet de Conches, t. I, p · texte numérisé non relu

Recueil Feuillet de Conches, t. I, p

MAIie-ATÏTOINETTE

F Ce fp'a y a d'adnMnUe dus h dévotion de Bladame Elisabeth, ic'cEt qt'tm dif, débuTueée de Une &m scrupules el de (ouïes mys- [IkMs tugi^rffE, b plélé est, son one maladie, mais la satili- même \êe rtee el de b timmiare. On ne peat que s nidiner dcvajil celte 'KilHfalDwet Carte antanl que leodre, el celle sensibilité coogUmiDCOl <hî||^ par b ntsoa.

Sb te (*ar^ fOB Tmfn * mif li i, «ril-car i V** de BiU{;>>c«un, Lu oOnisnat» Bâm ^ fa bit ImI ée gtAett, et qn Krile bâai qw U lilt» à lui avec bmlo In ran- Jbmn faa frfin Fat» wacp ée Vimtrmaiem qw Iv «S racm «t <ira coaseil* du tmt,

Dans 5a lettre & M™ de Bombelles, sur l'admirable dëmîsëicHi de soQ nari, 3 est impossible de tenir plus fermement qu'elle ne le fait b bahnce Ptàn les deroirs du stijel hjyal et ceux du père de fanullc préw^Mit. A œ dtxnier potol de iiie, elle est tenlée par momt^nts de lilb»M.de.Bari»dksd*M Boifioe qn ràliiit les àens à b puiréi. HuBOB aent je ae mm qwBe bumUe. priliirtacc pav.fepiiti le plus courageux. siDoo le plus sage, dans ces mots :

L'antiqoF hoaneor, oo mtain (spnl d« nMe^e cbeTalerp^qoe, qui ne moarra junûs ftans ksoiniTS bandai?, nx font (stimer Tactioii de Iod mari*...

Dans l'apprécialion de la conduite du roi et de la reine, tout en faisant les fières réserves d'une orthodoxie aussi inflexible en politique quen religion, elle s'associe cependant à leurs chagrins et à leurs eiïoits; el cet e^rit d'union, de patience, de conciliation, de soumission qu'elle prêche Eans cesse à ses deux frères, surtout au généreux mais pétulant comte d'Artois', sont certainement un de ces pn^s

1. Rtcatil Fntllri dt Comrka. 1. 1. p. 37X 3. IbiJ. I. 1, p. *66

3 L«ttx« du 13 septenibre lïM k M-* de Ru|NOiirt (Aecwri FtmllH d* Cumelm, L 1). p. S»).

dans la perfection même dus à l'influence pénétrante et salutaire de son guide spirituel et de ses lectures pieuses * .

Pendant qu'elle lisait et méditait le Traité de Voraison et le Traité de la conformité à la volonté de Dieu, Marie-Antoinette, elle, lisait les Notes de M. de Mercy et les Mémoires du Triumvirat , et elle déployait et justifiait, dans l'admirable correspondance dont nous allons donner des extraits, son plan de résistance. Il consista d'abord à accepter la Constitution et à la laisser se discréditer elle-même par l'usage, à combattre la Révolution, en un mot, par ses propres armes, et plus tard, dans son plus grand désespoir de la cause du droit, dans son appel à la défense, trop légitimé par l'instinct de la conservation, il n'alla jamais au delà d'une intervention comminatoire et désintéressée des puissances étrangères, au nom de la solidarité des souverains et de l'équilibre européen compromis.

Le 16 août 1791, elle écrivait à M. de Mercy cette admirable lettre de huit pages, copiée par elle en triplicatay de crainte d'interception, et qui témoigne d'une puissance de vues qui n'a d'égale que la noblesse des sentiments :

... Nous sommes au moment où l'on apportera cotte Constitution à l'acceptation. Elle est par elle-môme si monstrueuse, qu'il est impossible qu'elle se soutienne longtemps. Mais pouvons-nous risquer de la refuser dans le moment où nous sommes? Non, et je vais le prouver. Je ne parle pas des dangers personnels qu'il y aurait à courir. Nous avons trop prouvé par le voyage que nous avons entrepris, il y a deux mois, que nous ne calculons pas nos personnes quand il s'agit du bien général. Mais cette Constitution est si mauvaise par elle-môme, qu'elle n'aura et ne peut avoir de consistance que par la résistance qu'on y opposera. 11 s'agit donc de garder un milieu en sauvant son honneur, et qui puisse nous laisser en mesure que tout le monde revienne vers nous, quand une fois il sera désaveuglé et lassé... Mais si l'on prend ce parti, il faut y tenir, éviter surtout tout ce qui pourrait donner de la méfiance, et marcher toujours, en quelque sorte, la loi à la main... L'armée est perdue, l'argent n'existe plus; aucun

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