I. RêeaiU Ftuillel d» Conekn, t. UI, p
î. Ibid., I. II. p. 2*1.
3. lb<d.. I. II, p. 349, 350, lettre de Louis XVI à M"' ds PoUgnu, du 13 mù llvl.
Devant les menées provocatrices de l'émigration et l'effervescence croissante des ambitions parlementaires et des passions populaires, Marie-Antoinette dut modifier ses idées et ses plans primitifs, qui ne déplaisaient pas à l'esprit libéral de ce Léopold dont le règne avait été inauguré par des réformes hardies, qui professait des maximes sans préjugés*, et s'arrêter h la pensée douloureuse de la résistance. Mais en se résignant à une intervention armée des puissances étrangères, l'unique moyen de salut que lui laissât la fortune, elle corrigeait ce que ce projet pouvait avoir de dangereux par les plus prévoyantes réserves et les plus patriotiques restrictions. On ne peut douter de ce caractère très-atténuant d'un système désespéré, quand on voit les précautions loyales avec lesquelles Marie- Antoinette le formule, et le soin jaloux qu'elle prend de le limiter à une manifestation purement comminatoire, sans autre avantage pour les puissances qu'elle veut réunir en congrès pacificateur, que d'avoir rétabli l'ordre et la monarchie. Pas de guerre, s'il est possible et si, comme elle l'espère, la seule autorité de ce tribunal de souverains suffit pour intimider et paralyser les usurpations révolutionnaires et pour faire rentrer dans leur lit les passions débordées. Mais, en tout cas, point de démembrement, point de conquête dans ce royaume, dont riiitégrité fait partie de son honneur, et lui semble préférable même h son salut. Ecoutons les lettres qui se rapportent à cette seconde phase de ses négociations. Son premier soin est de garantir, par l'abstention complète des Français émigrés, la dignité de cette intervention, et de lui enlever ce qu'elle pourrait avoir d'odieux aux yeux même des modérés.
1. Voir la lettre de Tempereur, 12 mai 1791. I/^opold, au moment de son avènement, avait fait une profession de foi des plus libérales. Il ne de\ait donc pas trouver excessives les concessions dont la lettre de Marie-Antoinette du 30 juillet 1791 (t. II, p. 18C) lui démontre habilement la nécessité.
MABIE-ANTOINETTE
biftnoBi doAC plus de m6oan«i que dans les puissances etfaufii-Tcs. il faut k Aprit qm'dles «ieiumit à noire #«mr$; maiâ c'est à l'empereur £i se nH<Urf> k la it rt à i^kr iMit. D est tssenlie) qae pour première conditîoa U nigo qun ■telNvcs d> ni el tons les Fmcais, mais surtout les premiers, restent t^n arriére et Vm nnaolnat !■&. Xom oe sacriez ci oire à quel degré oo est irrité ii-i contre l'avcocww^ qai ne mient b France que là où ils sool, el ipianl aux frères du Int. c«t iHM» «la'oii voit en cm, quoifiuib n'en fassent qui) leur l^le <...
Celle idée d'uD coiigrès apparaît nettement formulée, df;s le mois dt' juillet 179i, dans une lettre du comte de Mercy, qui replace sur la scène lui Iionime dont le nom nous est cher, et qui, après avoir seni le roi et la reine, partant poiu* Varennes, avec Tabnégatton la plus h^Itiue, sert encore, dans les ui^gociatioiis que favorise le dé»ouetneol cbc\'aleresque de son Ëouveraiii, la monarchie avec une sagesM pleine de prém^Dce et une fidélilc faite de sacrifices*.
Le cmte de Fose*, geatiUmaime suêddâ, qnî do tout temps s'est distingué pu P^MB tde poor le roi et la reine de Fraoce, qw a le plus contribue aus prépanUa di w m^ànm, s « M frmxnt m DKfjvn d'Aire iteUuit àes vues actuelles île ôes in Mmnîiki. de kev plu de cm hiite. et de oe qu'ils souhaitera ieut lyà I bit pour les faToriâer. 0!a se réduit an désir que les puissances amies et alliées de la France se dêcideol i traiter entre dies. dans on congrès, les moyens propres i nmener Tordre darks la monarcfaie, et à y rétablir l'autorité royale. Ces négociations deviaienl être appuyées par des forces imposantes, mais toujours tenues dans nue distance cilD\-eiuble à menacer la démocratie française, sans la provoquer aux crintes H au massacres '...
Dans sa lettre du 30 juillet à l'empereur Léopold, Marie-Antoinette, tout en développant la nécessité d'accepter la Constitution si nictemeul combattue par le Mémoirt des princes h. Catherine 11% et