‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 125 sur 142 · JIm-««*I F*miSH it Comtàt*, U II, p. ITI · texte numérisé non relu

JIm-««*I F*miSH it Comtàt*, U II, p. ITI

t. Mfcwft FratUff * CmkAw, p. 199.

envisageant d'avance les conséquences des moyens extrêmes, leur préférait hautement des concessions intelligentes et de généreux sacrifices : résolution qu'elle ne devait pas abandonner, même quand elle l'eut reconnue inutile et que l'intervention des puissances lui fut démontrée nécessaire. Alors elle lui imposa ces restrictions dont le passage suivant donne les motifs et que nous retrouverons formulées en tant d'autres endroits de sa Correspondance.

... Je compare ce résultat avec ce que pourrait promettre une conduite opposée au vœu que la nation manifeste. Je vois une impossibilité absolue à rien obtenir autrement que par l'emploi d'une force supérieure. Dans cette dernière supposition, je ne parlerai pas des dangers personnels que pourraient courir le roi, son 61s et moi; mais quelle entreprise que celle dont l'issue est incertaine et dont les résultats, quels qu'ils fussent, présentent do tels malheurs, qu'il est impossible d'y attacher ses regards! On est ici déterminé à se défendre. L'armée est en mauvais état par le défaut de chefs et de subordination; mais le royaume est couvert d'hommes armés, et leur imagination est tellement exaltée, qu'il est impossible de prévoir ce qu'ils pourraient faire et le nombre de victimes qu'il faudrait immoler pour pénétrer au sein de la France. On ne saurait calculer, d'ailleurs, quand on voit ce qui se passe ici, quels seraient les effets de leur désespoir '...

Marie-Antoinette, on le voit, était loin d'être favorable à une intervention agressive et armée. Le caractère comminatoire auquel elle voulait la réduire est formellement déterminé chaque foi^ qu'elle en parle.

Dans le Mémoire joint à sa lettre du 8 septembre 1791 à l'empereur Léopold, nous lisons :

Il dépend de l'empereur de mettre un terme aux troubles de la révolution française.

11 n'y a plus de moyen de conciliation.

La force armée a tout détruit, il n'y a que la force armée qui puisse tout réparer.

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