Mémoires de Dumouriez, p. 37 ; — de Weber, p
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le fias eeOe Euprèmr coofiance qu'accordent aux remèdes les
les les plss dèse^rês. Elle avait mi les députés les plus tou-
8 malheur personoel du roi et de sa fainille, assister sans pitié
te sans remordâ à la chute de la roviiuté. Elle savait que la
on de la déchéance s'agitait publiquement. Elle no pou^'ait
! à se» fenêtres sans être assaillie de ces cris féroces, de
humiliantes injures, dont le général Wittînghof n'avait pu. & o>lé
endurer le supplice, et qui, tandis qu'elle demeurait impas^blc,
ivai( t tomber ce vîeus militaire évanoui. Elle ne comptait donc
>luâ que sur les puissances el leur secours, peut-être fatal autant
que tardif; si elle songeait encore au salut, c'était sans doute à la
pensée de ses enfants. Pour elle, victime désignée et prédestinée,
elle ne l'espérait plus, et ne voulait que mourir à son poste, et
loyalement.
Sentant la falahté planer sur elle, elle n'acceptait plus ni conseils ni moyens. Depuis six mois, elle avait écarté successivement les plans que lui av^ent soumis Dumouriez et La Fayette, moins encore par dédain de ces services tardifs et diffamés que par pressentiment de leur inutilité. Elle ne se trompait pas. La Fayette, profitant de Tindignation généreuse excitée par l'attentat du 20 juin, et voulant ressaisir par Tordre cette popularité qu'il avait due autrefois au désordre, quitta son camp, et tandis qu'à Paris une adresse de vingt mille
signatures, qui toutes créaient à leur auteur des droits prochains à la mort, protestait contre cette violation du domicile royal et en réclamait la punition, le général, k la barre de l'Assemblée, confirmait, par des reproches nobles et hardis, sa lettre du 16 juin, et, respectueusement menaçant, paraissait prêt à jeter dans la balance le poids de toute une armée. Mais cette armée dont il disposait ainsi sans son aveu n'était pas même assez dévouée pour le protéger contre la proscription qui suivit la généreuse mais inutile imprudence de sa démarche. Et, tandis que la garde nationale, sourde à la voix de son ancien chef, infidèle à son rendez-vous, l'abandonnait à la vengeance des factions, son camp paraissait un asile si peu sûr au général fugitif, qu'il le quittait bientôt, accompagné d'un groupe d'officiers amis, pour un exil volontaire, bientôt changé en une prison de six années, dont le premier consul victorieux eut de la peine à faire tomber les liens. La Fayette ne faisait que frayer la route à Dumouriez, populaire un moment comme lui, à plus juste titre, puisqu'il avait sauvé la France, arrêté l'invasion dans ces Thermopyles républicaines de l'Argonne, et qui, comme lui, ne devait pas tarder h compromettre sa gloire pour sauver sa vie, et à fuir à l'étranger devant l'armée qu'il avait conduite à la victoire.
La fédération du H juillet, fort redoutée par la reine, ne servit qu'à consommer l'humiliation de la royauté, conduite, dans la personne de Louis XVI, à cet autel d'une menteuse concorde où le roi suivait, comme une victime, le président de l'Assemblée, marchant comme un sacrificateur ; elle ne servit aussi qu'à consacrer la popularité de Pétion, courageusement suspendu de ses fonctions, le 6 juillet, pour avoir manqué à son devoir, par un arrêté du directoire du département, dont les membres les plus illustres, notamment le duc de la Rochefoucauld, devaient bientôt périr pour avoir fait le leur.
C'est peu de temps après cette cérémonie significative, et l'entrée
iTomphale rfans Pari-, «fe 'tw ir<iîîr~ narstalla «•^aif^rU ftappT 1*^ damiers roup*. -m;. i>"«ir- îrîfiïiaî BM-jiCRe par l'imp^ilififfrie *t ini)pp«:rt!i:: =3an>tsv^ ; Bnin!>wîck par le» émigr'», ensuigkuiïer ^ Tule d« Uni (Jf; sanj» innwent ; — ■:>s'; i -re œj.cj?^': -t M"" 'Jampan flf; rfim^ctre ■:»^ çia.s-r.c pnéseriiZ'r'r' ■ gr^ lui, fAr:s*;r.li » ^ oiraii^T iir.r l'oi^. » Os reine, loi avait-il tii\, qur: ;•=: ojî^seti^ à cett-r iïLp>::t: jâi^ftinerrint p3*, l--«r plan f^t chance; il^ ofr fer tr-ei)l, ft
1^ rein*;, !'■ %'*)yanl s'jrnbre et résigna, I'œ-:I lii Vharln I" <]u'il ne quittait plu?, et qui était, ave livn^ lU'. chevet, rm pouvait sVnipêdier d^ voir dan? \i/;t: Vo.fffl d'un pressentiment dt; la destinée. Al dédain du roi pour ces menaces et ces tentatives ( k'SfjueileH riiiévitiiblc certitude d'un sort plus cruel ei trjii« deux, elle érl.-ilait en sanglot?, (J'-rnier tribut
|.!'i\iique mijuiir fjiicori.' par I
[.'■I, '-l elle ^"écriait : .In .-,
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r'A-HII.- ]r: roi r.'l \l;.d:iMir> Llî.-^alwllt, (Hii >'r|ail renr Le roi, voyant se dissijier le rassriii!)lcnicnt, objci ;tvail exigé qu'on respeclùt l>' sommeil jirofund <]ue lii, fî'iùtait par liasard.
Oui-I fui mon rii:i-riri, loul Ci! ijiil s'cl,iil |ia==(i illéc,
route M"" Ciinijwi:.
iproclia, à moi, sur l'amilié de laquelle oIIp <ii'\ lunc semblable circonstance! Je lui ro|iËljiU e
élé qu*uDe très fausse alarme, qu'elle avait besoin de reposer ses forces abattues. « Elles ne le sont pas, disait-elle, le malheur en donne de très-grandes. Elisabeth était auprès du roi et je dormais! moi qui veux périr à ses côtés; je suis sa femme, je ne veux pas qu'il coure le moindre péril sans moi '. »
Le moment arriva enfin qui allait exaucer le dernier vœu de Marie- Antoinette et justifier à jamais l'appréciation si juste qu'elle faisait du caractère de Louis XVI et le généreux regret qu'elle éprouvait que ce caractère l'empêchât de monter à cheval, et de l'y laisser monter elle-même*.
Dans les premiers jours d'août, les Girondins et les Jacobins, unis pour l'usurpation, préparèrent, avec la complicité de Pétion, réintégré dans ses fonctions, et de Santerre, non plus une pétition à main armée, mais un assaut qui permît de traiter le monarque comme un ennemi. L'Assemblée s'associa à ces intentions en décrétant que toute la longueur de la terrasse des Feuillants lui appartenait, et en laissant appeler son domaine ter je nationale par des inscriptions injurieuses, qui flétrissaient la partie du jardin restée à la cour du nom de terre de Coblentz, et menaçaient du sort de Foulon et de Berthier quiconque oserait s'y aventurer. Ces intentions furent solennellement affichées par les musiciens de la chapelle du roi eux-mêmes, qui, le dimanche avant le 10 août, eurent l'infamie de se concerter pour accentuer significativcment ces mots du Maqni^cat : Deposuit patentes de sede. L'allusion n'était pas douteuse, et les royalistes répondirent à son défi par le vœu, trois fois ajouté au Domine salcum fac regem, de : et reginam . Ce conflit troubla la cérémonie et échauffa encore plus les esprits. La question de la déchéance du roi, motivée par sa prétendue connivence avec les ennemis de la patrie, servit de prétexte à la permanence des sections et à des arrêtés de plus en plus