‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 42 sur 142 · Madame Campun, p · texte numérisé non relu

Madame Campun, p

Uuiis- ."v .tfoiçs*. ji rvioe e:ien:ait ane grande influence sur son époux, et cherchait itf :«ji:.:*f ii i i isï^fr «ie s<-*o crtiiit que ^lour le bien général; aussi elle consultait, iULaoL ;*i -filtf > ;o«ivi:;. Topinion pulilii{ue. et niaisrê toutes les calomnies inventées ,*«ir mt: :*isèe «fav:^. M** de Polijniac. son amie, lui disait la vérité et lui conseillait «e 3e .or^T -où :ût<?ir^ que >ur des personnes universellement estimées.

Li v%iii-**f ea rtJit toute ndturelle. M** de Polignac ne ressemblait k aucune des ^ji ■.'r.:*> coct i'Li-ti^ire a trace los portraits: les honneurs qu'elle avait fuis étaient wint* U ohervhor: il fallait la forcer à recevoir queli^es bienfaits. Amie sincère, o (CJu: Marie-Antoinette, et non la reine, qu'elle aimait, et dans tous les conseils qu'elle .^: ôoucait, elle n'avait pour but rjue ?a con>ideration et sa gloire.

Les hoiniiies de sa société intime n'étaient exempts ni d'intrigue ni d'ambition; mais .;> n'auraient |>iis été liés avec elle, s'ils n'eussent été distingués par un honneur délicat i»; ^vjir des sentiments élevés. Ainsi, par leurs «{ualités, ils secondaient les vues hoai:Oti*s et utiles de .M"'* de F*olignao, tandis que. de son côté, elle parvenait, par sa diHiiYur et juir sa raison, à modérer leur caractère et à retenir dans de justes limites leur ambition |>ersonnelle .

Le miiiistfc puisa dans le sentimeiil de ses devoirs et ia généreuse jMvniesse de la leiiie le coui-age de lui résister, quand sa bienveillance l'entraîna a Toublier, et loin de lui en savoir mauvais gré, elle ne l'en estima (|uc davantage*.

.Marie-Antoinette montra la même réserve et la même abnégation ilans ses rapports avec M. Necker, dont elle soutint, contreM.de >laure|>as, le crédit ébranlé par des réformes qu'elle approuvait, quoi(|u*elles ne lui fussent pas agréables. Elle suivait en cela Tinstinct de son l)on s(mïs, (|ui lui reconmiandait un homme dont le premier ministcM-e fut intrépide et fécond, et qui, d'abord, essaya de gouverner avec l'opinion sans la flatter. C'est malgré ses conseils, ses encouragements et même ses prières (|ue M. Xecker, cédant à d'étroites susct^ptibilités, habilement froissées par M. de Maurepas, se retira; et cette retraite inopportune coûta des larmes à la reine qui, plus tard, revenue d'un engouement qu'elle avait partagé, on peut le dire, avec

1. Souvenus et anecdotes, par le comte de Ségur, édit. Barrière (Dldot), t I, p. 130. îî. Ibid.,i, 1, p. Ii>3, loi.

la France entière, tint assez compte d'intentions bonnes, quoique stériles, pour s'opposer à l'avènement fatal de M. de Galonné, rival de M. Necker, plus brillant, mais moins honnête, et aussi impuissant.

Cette conduite prévoyante et modérée de Marie-Antoinette dans ses rapports avec M. Necker, sur laquelle il n'est pas indifférent d'insister, pour répondre à ceux qui l'ont accusée à ce sujet de légèreté, d'inconstance et d'impéritie, est attestée par l'unanimité des contemporains.

« Lorsque M. Necker quitta le ministère en 1781, dit Sénac de Meilhan, la reine, entraînée par le sentiment général, crut que la disgrâce de ce ministre était une calamité pour TEtat. Elle passa un jour entier dans sa chambre avec quelques personnes de sa société, et ses larmes manifestèrent la part qu'elle prenait au regret pubHc *. »

31. de la Marck n'est pas moins alTinnatif sur ce point de la sympathie éclairée et de la confiance encourageante témoignées d'abord par Marie-Antoinette à un homme dont le caractère lui déplaisait, mais dont elle considérait les talents, et était prête à applaudir le succès ^.

Il n'est pas possible de douter de ces assertions quand on les trouve confirmées par la propre correspondance de la reine avec son frère Joseph '.

Le changement de la reine à l'égard de M. Necker, justifié par le changement de M. Necker lui-même et les fautes de son administration, compliquées par celles de sa retraite, est expliqué par M Campan, en ces termes :

L'intérêt que la reine avait prisa M. Necker s'affaiblit pendant sa retraite et se changea même en de fortes préventions. W écrivait trop sur les opérations qu'il avait voulu

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