‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 51 sur 142 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

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Ia ri :'o se mettait assez souv-r.t à la fenêtre de sa chambre à .\\A-.*C':\ t'«"Uï" rocrinnaitre, avec sit lorgnette, les gens qui se pro- -V \t c'*: dans le parc. Quelquefois elle demandait à ses femmes les vv*îv> vK^s gens dont les figures lui étaient inconnues. Un jour elle\it j\issor le chevalier d*Or\ille et demanda le nom de ce chevalier de S^ittt-l.iHiis qu'elle rencontrait depuis bien longtemps. On lui dit son non\ et on lui conta son histoire.

vv II faut linir de cela, dit la reine avec une noble vivacité; j'en vlouKUulo bien pardon aux protecteurs de la cour, mais c'est avec de (v*l> cMMnpIes d'indifférence qu'on décourage le mérite. On peut avoir

rendu des services et n'avoir personne pour les faire valoir. » — « Cela sera fait quand Votre Majesté le voudra », reprit M'"° Campan.

« — Oui, oui », dit la reine, sans s'expliquer davantage. Et elle tourna sa lunette vers des promeneurs d'un aspect plus agréable . que celui-là, dont la vue était un reproche.

Le lendemain, en traversant la galerie pour aller à la messe, la reine aperçut, exact à son poste habituel, l'opiniâtre solliciteur. Elle s'arrêta, puis marcha droit à lui. Le pauvre homme, intimidé cette fois, se reculait dans une embrasure de croisée, regardant de tous côtés pour découvrir la personne à laquelle la reine faisait l'honneur de se diriger vers elle, lorsqu'il entendit cette voix enchanteresse s'adresser directement à lui .

« Monsieur d'Orville », disait son auguste interlocutrice, « il y a plusieurs années que vous êtes à Versailles pour y solliciter une majorité ou une lieutenance du roi. Il faut que vous ayez de bien faibles protecteurs. » — « Je n'en ai point. Madame », répondit le pauvre chevalier tout troublé.

« Eh bien! dit la reine, c'est moi qui serai votre protectrice. Demain, à pareille heure, trouvez-vous ici avec un placet et un état de vos services. »

Le chevalier n'eut garde de manquer à une exactitude qui avait fait son succès. Son attente ne fut pas longue. Quinze jours après il fut nommé lieutenant du roi à la Rochelle'.

La vraie sensibilité de la reine lui fournissait spontanément les choses les plus honorables et les plus flatteuses à dire aux gens qu'elle estimait. « Il y avait en elle, dit Sénac de Meilhan, quelque chose qui tenait de l'inspiration, et qui lui faisait trouver au moment ce qu'il y avait de plus convenable aux circonstances, ainsi que les expressions

i. Madame Campan, ôdit. Barrière, p. 416.

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le* plu.T jij*fe«. C'était plut^-r de rime «"pie de T^-râ que partaient alors .=î^:* di.v^ours et =es réponî^é . »

I^-jr.sque M, Lzn^ti.'nneau. premier «rfaimrsen »ie5 ecïaots de France, fut nommé a la =urvivan•:^r de 31. Andir-oillê, premier cfairorj(ieri du roi, il vlr.r. îel-ifi Tiifa^re. au déjeunep de la reine faire ses. remercîm.r-rit*. C'èrair. un hti-nn^re h«-..c:me, auîsi m«xleste que charitable, qui r»^pâi.<iair. ^eorrrr^m^rr.* * ui I*rs ans. p»armi le:* pamTes qu'A èolzT^filU pr^:= de trente mille livras. Appés avoir retru rexpre^sion de la recoriraiîïanoe du b«:-n Lju^î.ir.neau, la reine lui dit : . Vous êtes Cûfiterit, mioriiieur; mai? moi Je le 5u:? bien peu de* habitants de Versailles. A la nou^rlle de la 'zrliie r^ue le roi vient de vous accorder, la \ille aurait dû r:rre illuminée, s — Et f ourquoi ceb, 3ladame? d demanda le premirr •ihirurrlen. a^-c uii étonnemenl ÎR^xuiet. — •- Ah! reprit la reine av-i-i: une çr:i::»:U^e sensibilité, si tous les indi;?ents que vous secourez d^'j uls vir;Çt ai;5 eussent seulement allun:é une chandelle sur leur lené^re, on nauntit jan-ài? va «le plus brillante illumination*. »

Pendant le Ions et cruel hiver de ITSo à ITSi, le roi donna trois million- [ ur !e S'.'ulaizen'.eni dos i^is^-r-:? populaires. La reine se prv;i de t«i.it -upert'u, p .ur diminu-r aut-ur d'elle la privation du néce?siiip'. M. dv t^itlMnne. «jui ;i\.i:f 'tO n'-mmé au contrôle gvnéral makTé une p'pu::iianoe d:'nt on îi';i\.iit tri: mphé qu'en la trompant, es-aya rie profiter de la ':iroonstan«:e pour faire sa cour à la souveraine, on quête de n-^ouroe-. et de se faire pardonner une élévation qu'elle dt.'srqiprouvait, en flattant et en S'irxaîit sa générosité. Il se mit avec I mpr» ssemeiif à la dispnsitioii d»- s;i noble impatience, et vint lui offrir de lui remettre un u. illion >ur 1». s trois affectés au soulagement d«'S indigents, p(»ur qu'il fût distribué en son nom et selon sa volonté. I-a r^ine lit 1»* sacrifie*' driuder ce piège si tentateur. Elle répondit à

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