Méfnoires d» B$s$nval, p
*^ lAlIE-AMOïyETTE
quart
^^. j.-p*' m -TT 1^5-: ■rnî-i-JJ-T 'Xje sç5 p»an>les. Il ne pouvait
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— . irr rmrrHiii-' j»Lf :-:»4c:-r- I>j re^te cet écrit n'eût guère ^...cz^ t* ^îi*^ r**^ •^ ^ - -'*^' '^- -^ *rS:f«s de prendre et qu'en s'em- TLiT^^ m TUTinr L ".-: iz^ir.pi fr. ^e^ termes : t Je vous préviens que
— Aï Sj"f. f t-:rli 'jr MriL'.âî,;": boirai touj<>urs aux ordres de "" îT*:" ?lii. ♦->'", i::*:^^ 7->.lr iiiiTTr lErfATOTer la douleuT d'être -—V HLîs T:e> liT"::?^ 7*:i:::'::-j;U\ a.i\ \ru.\ de toute la cour.
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L:; rare i-' Br-::-:.:!!, 'Ti: attrr..±iit les ordres du roi, pria le ;jr:iira. i»: '': su:'»t{ e: le T^r:.:\ aux mains d'un officier des gardes du ^^»fJ^v x^":»^' i; :-::::r: o-: îv o.r.duire à s«?n appartement. Le jeune .»JSc.tT. r":c.M-: d'ur.o {-^rvi-le ci-mmission. ne l'exécuta pas avec ---ticu." L< v;.'»ri::.al. axar.t rei;cor;tré. à la porte du salon d'Hercule, >vi. r«: ,■:.: ^^^ -•'• ^.^^-^^ :::.; u:.'.r:>:!it on alkniand, et avant demande > >vr ^~ >i * > -. ivuxai: lu: prôtvr un cra\«.n. il en rerut un de sa i^^'.-; ;o .c-:a:\>\ 1! ]\i: :i:!;>: provenir l'abbé Georgel, son grand , V.V-V ;•- >/:: an.:, d-; b:"';:»:r à riîj>tant toute pi»/ce compromettante. i, ,.*>v' vv*- t :: a^:>>a:.: a:::si. céJ.iit é\id»*nimont plutôt à la crainte ^^i v/:.:*.^^ v^uà î.^iito autre. 11 se sentait dupé, et résolu à subir la -,^v:'s.vb:l:îo nîaîoriello de resonH|uerie, il voulait du moins éviter o.sc :v>:v:.Sxib:liio morale résultant de sa crédulité et de sa faiblesse. \\\ >\\î:x\ ttvp tulèloment exécuté avant que M. de Crosne, lieute- :\c*: vlo pv^luw eût reou commission de mettre les scellés sur les Aiiv^"'^ ^'^^ oanlinaL n'en est pas moins très-regrettable dans son
intérêt même. La destruction des correspondances de M'"' de la Motte, qui justifiaient le cardinal en l'abaissant, laissa une obscurité longtemps impénétrable sur cette affaire embrouillée. Elle permit à M'"' de la Motte de jouer effrontément un rôle auquel crut trop facilement la malignité publique, et de se présenter comme dupe du cardinal et victime de la reine. Ce qui montre d'ailleurs la vanité de pareilles précautions, c'est que deux pièces survécurent à un brûlement précicipité, et que ces deux pièces étaient de nature à compromettre le cardinal en le montrant persistant dans l'erreur avec une opiniâtreté qui devait être suspecte. Ces deux pièces établissaient en effet qu'il avait résisté à la double révélation, par Bœhmer, des doutes et des craintes que lui inspiraient l'indifférence de la reine et sa conversation avec M"'' Campan*. Une illusion si invincible pouvait paraître volontaire.
Dans l'après-midi, le cardinal fut conduit à la Bastille par M. d'Agoult, aide-major des gardes du corps. Il n'en sortit que deux jours après, pour assister, en présence du baron de Breteuil, à l'inutile inventaire de ses papiers. Trois jom's plus tard. M""" de la Motte, qui avait spéculé sur l'impunité que le rang de sa dupe semblait lui assurer, était elle-même écrouée à la Bastille. Pendant ce temps, son digne mari achevait de réaliser à Londres, ainsi qu'il résulte des dépositions des joailliers Gray et Jefferyes, le prix du collier, mis depuis le 1* février 1785 en exploitation par parcelles.
Le jugement de l'affaire fut déféré au Parlement par lettres patentes du 5 septembre 1785. Le roi, avant de donner ces lettres, avait fait offrir au cardinal le choix entre le parti de s'en rapporter à sa clémence, ou celui de subir l'humiliation d'une comparution judiciaire. Mais l'éclat était fait. Le public impatient eut considéré comme
1 Mémoires de madame Campan, p. 2i9. — Sommaire pour la comtesse de Vahis la Moite, etc... {Pièce au procès).
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•i*îi\'A\ ».;u*o\[^l":tai'.iit Ivs f'a-.-i«jii^ d»; partis contraires. Il n'est pas
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i M.*. v;uo son ranj:. sa liaissance et >oii intortuiie axaient fait au
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M«'î'.o v-riO-inoino. 11 résulte des Mémoires de M'' Campan et dos par-
xalaî'tos trv^i^ précises (pfils contiennent à ce sujet, que la plupart
Jvx Huos turent irairnés. La rein»* a\ait la list**, dressée par M. de
LiUu^ïKvL sulv<titut du procureur général, des magistrats dé\vnio5
à l'accusé, et des motifs souvent peu honorables de ce dévouement. Les princes et les princesses de la maison de Condé, alliée à celle du cardinal, les familles de Rohan, de Soubise et de Guéménée prirent le deuil et se mirent, dans ce costume, en haie sur le passage des conseillers de la Grand'Chambre pour les saluer, quand ils se rendaient au Palais les jours réservés à l'affaire. Des princes du sang se déclarèrent en sollicitation ostensible contre la reine de France. Le conseiller d'Espréménil instruisait les amis du cardinal de particularités intéressantes dont la connaissance leui- fut très-utile. Un maître des requêtes qui assistait aux séances secrètes du Parlement, où se faisait la lecture des pièces de la procédure, tenait note des impressions et faisait passer aux avocats du cardinal un plan de conduite. Chose étrange et trop facile à comprendre pourtant, quand on connaît les erreurs de la jalousie et de la pitié, les femmes se montrèrent en général hostiles à la reine et affichèrent cette prévention jusque dans le choix et la couleur de leurs mbans. Les conclusions du procureur général, Joly de Fleury, tout en faisant la part de la crédulité et de la faiblesse du prélat, très-certainement innocent et victime du faux et du détournement, vengeaient la dignité royale de l'affront que cette créduHté et cette faiblesse lui faisaient essuyer. Les deux rapporteurs de l'affaire adhérèrent à ces conclusions, qui furent violemment et impérieusement combattues par un avocat général lui-même, M. Séguier. Pour ce qu'on appelait Messieurs de la cohue des enquêtes, ils furent unanimement et énergiquement opposés à tout autre arrêt, en ce qui concernait le cardinal de Rohan, qu'à un arrêt de décharge. Ils emportèrent la décision. Quinze conseillers avaient adopté purement et simplement les conclusions du procureur général, huit autres s'étaient rangés pour l'avis mitigé du président d'Ormesson, qui voulait que le cardinal fît amende honorable, mais gardât ses places. Ce parti de la sévérité ou de la modération dans la justice fut vaincu, à la majorité
S.H MA1JE-A5TOCXETTE
3f "riiir T'jcL. lar i?^ partîsaûs du c&pdsBal et les ennemis de la reine
Lf SI nai 17^. le Pari€î!>eLî recdit son arrêt. M. de la Motte, ?'jicxiniSk?^^ y 'êtAÎî condaniD'^ aa fi-^jel. à la marque et aux galères à TifrTKCiiZ'f- 3iarc-Antoii;e Râteaux de Vîlette. le complice principal de M"* Or ii M«:4te. son comparse dans la scène du bosquet de A'ersailles, raniear da faux des lettres prétendues de Marie-Antoinette et de ses app^omr^s apocryphes, était banni à perpétuité.
M"* de la Motte devait tMre. la corde au col, battue et fustigée de verses et flétrie d'un fer chaud en forme de V sur les deux épaules, puis, de là, enfermée à perpétuité a la maison de force de Thôpital général de la Salpétrière ; les biens des trois condamnés conGsqués. La demoiselle Leguay dOliva, instrument naïf et cjuique à la fois de la supercherie du bosquet, hors de cour; le cardinal de Rohan et Alexandre de Cagliostro, que ses relations avec le cardinal avaient fait impliquer dans TafTaire, étaient déchargés de toute accusation.
Quand on se reporte aux circonstances du procès et qu'on voit figurer, parmi les avocats du cardinal, Tronchet, qui opte pour le recours à la clémence du roi, et Target, qui dissuade son client de s y confier, on ne peut s'empêcher de se souvenir qu'un jour Tronchet défendra courageusement le roi, accusé à son tour, et que Target déclinera pusillanimement ce mandat. Il est impossible également de ne pas songer que les chefs, indignes du nom de juges, de cette coterie qui voit surtout dans l'acquittement du cardinal de Rohan une flétrissure pour Marie-Antoinette, ont été aussi à la tète de cette résistance parlementaire qui sera Tavant-garde factieuse de la Révolution. Il suffit de citer les d'Espréménil, les llérault de Séchelles, les Robert de Saint-Vincent, les Freteau, déjà follement amoureux d'une vaine popularité. Enfin dans cette foule d'hommes et de fenmies qui applaudissent les absous et même les condamnés, il faut compter les
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futurs lecteurs des infâmes pamphlets de M. et de M™* de la Motte et de Réteaux de Vilette, installant, à l'abri de l'inviolabilité de l'hos- • pitalité anglaise, de mercenaires officines d'où ils inondent impunément la France du poison de la calomnie. Nous retrouverons et nous reconnaîtrons l'auditoire de l'arrêt du 31 mai 1786, dans les tribunes de la Convention, celles des .Jacobins, l'antichambre de Fouquier- Tinville et le cortège de Sanson .
La Correspondance de la reine, récemment publiée, est pleine des surprises et des indignations qui soulèvent sa poitrine et crispent ses lèvres durant cette fatale année 1786. Le pressentiment de l'avenir assombrissait encore ses craintes et envenimait ses regrets. Ainsi que l'espéraient ses ennemis, elle demeura un moment comme anéantie à la nouvelle d'un arrêt dont l'indulgence pour le prince de Rohan était si injurieuse et si humiliante pour elle. 11 fallut l'affection du roi, celle de ses deux amies. M™' de Polignac et la princesse de Lamballe, celle de M"* Campan, témoin providentiel de son refus permanent du collier et de ses rebuffades à Bœlimer, leurs encouragements, leurs consolations, pour la soutenir sous ce premier coup de foudre qui en présageait tant d'autres.
Tandis que le roi, qui poussait la juste conviction de l'innocence de la reine jusqu'à l'injuste affirmation de la culpabilité du cardinal, coupable seulement d'être dupe, expliquait à sa façon l'affaire et tranchait le nœud gordien que le Parlement n'avait pu dénouer*, la reine, le visage empourpré et mouillé de larmes, disait à M'"* Campan :
Faites-moi votre compliment de condoléance... le plus grand coupable est acquitté. Mais, comme Française, recevez aussi mon compliment de condoléance. Si je n'ai pas trouvé de juges équitables dans une affaire qui portait atteinte à mon caractère, que poorriez-vous espérer, si vous aviez un procès qui touchât votre fortune et votre honneur?... Un peuple est bien malheureux d'avoir pour tribunal suprême des gens