CHAPITRE II
Les sentiments de Marie-Antoinette, duranl cette longue et liumî- Lliante épreuve, si dure à, son légitime orgueil de femme, d'épouse, de ■'reine, ne se démentirent point, et ils pourraient se résumer dans ce ■mot généreux que nous venons de rapporter, d'après l'autorité de (■Weber : f II est plus aisé à certaines gens de m'aflliger que de ; forcer ^ me venger d'eux », si nous ne nous sentions obligé par lolre devoir d'historien h. pénétrer plus profondément dans cette inti-
=2» MAilE-AXTOINETTE
iij- > - '1 -.-rzrx rf: :h: ï'ic :ï:'ir, 5i . pportunémént ouverte par la Mii'i»' L : : ^r r'hr leTT^:?. C-rit 'i*apr>r5 «:e ttrmoîgnage de documents XL 1 -ci-'-ic ^iiinc iii? pour tnrm-jîzner, et d«:»Qt la sincérité, par conr-f 7ieir- 1 ts;: pas susp^ite, que nous voulons montrer 3Iarie-Anloii^rr^: lùiL :rs^ pour la prerrJère fois avec une situation si peu faite Tiic: f-.c nz:r et pour s-on caractère, et dont la cruelle anomalie pré- ±r ir :iea autres ch;ingements. Cette courte enquête amfirroera : -:-*.:i:iie Jusqu'au moment où cette estime deviendra de Tadmio:c, -fc rerxdrjt décisif l'effet d'un récit impartial, dont les éléments f-rcc -fîT.pnintés aux pièces les plus irrécusables du procès, et dont la :ccclusi'jn n'est pas autre chose que l'irrésistible cri de la justice et 3? la mérité. La première lettre de Marie-.Vntoinette, adressée h sa sjkur. et relative à l'affaire du Collier, est d'un samedi de Tamiée 1785, skiLS doute pou de jours après le terrible et nécessaire éclat du 15 août. Elle est en tout cas antérieure, ainsi qu'il résulte d'une phrjLse de son texte, à rarreslation de la fille Leguay d'Oliva, oomptice de la supercherie du boscjuct et témoin nécessaire au prooès. Cc^tte urre^lalion, que Marie-Anloinolle, dans l'intérêt de la vérité, rwvniinando à sa so'ur, gouvernante des Pays-Bas, de favoriser de tout son pouvoir, fut opérée en novembre 1785.
iVcst donc il la lin d'octobre ou dans les premiers jours de îîoxeinbiv, cjue Maric-Anloinelle écrit à la raisonnable et tendre Marit^Christine, sa sœur de prédilection, celle en qui elle retrouvait le mieux les traits de sa mère tant pleurée :
Ma oluMO sirur, raboniiiuiblc aifairo est toujours la préoccupation générale; tout le inonilo ni'on parle. Le malheureux cardinal a beau chercher à sauver son honneur, il n \ roussira pas... M. le Dauphin joue à côté de moi avec ma ûllo, et ils se portent ï mhiIkuI... Les voilà en contestation, et ils me demandent de les juger. Je ne sortirai donc pas des tribunaux *...