‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 64 sur 142 · Recueil Feuillet de Conches, u I, p · texte numérisé non relu

Recueil Feuillet de Conches, u I, p

compromis dans cette affaire, et 31. le cardinal y ayant participé ainsi que Cagliostro, vous vous rendrez chez M. le cardinal, vous lui demanderez la démission de sa place de grand aumônier et le cordon de chevalier de mes ordres. Je joins une lettre de cachet pour qu'il parte dans trois jours pour son abbaye de la Chaise- Dieu, où je pense qu'il verra peu de monde; d'ici à son départ, il ne doit voir que ses parents et ses conseils.

Cagliostro sortira de Paris sous trois jours, et de mon royaume sous trois semaines'...

L'abbaye de la Chaise-Dieu, située au milieu des montagnes d'Auvergne, n'était pas un séjour favorable à la santé du cardinal, altérée par tant de secousses; il obtint et sollicita du roi la permission de se retirer à l'abbaye de Marmoutier près de Tours. Api'ès un court séjour en Touraine, le roi lui permit de rentrer dans son diocèse.

En 1801, lors du Concordat, M. de Rohan se démit de son évêché de Strasbourg et se retira à Ettenheim, où il mourut le 16 février 1803.

L'évoque de Metz, frère du maréchal de Laval, dut au crédit de sa nièce, la duchesse de Luynes, dame du palais, pour laquelle Marie-Antoinette avait l'estime et l'amitié dont Marie Leczinska avait honoré sa sage belle-mère, la place de grand aumônier, succession délicate et qui exigeait un tact dont il ne manqua point.

Ce n'est que le 21 juin 1786, que l'arrêt du Parleinont, rendu contre M"* de la Motte, reçut, non sans difficultés, sa douloureuse exécution.

Avec une femme de cette violence et de cette audace, il fallait user d'adresse et de précaution, et la justice dut confier sa satisfaction à des moyens qui eussent été plus dignes de la police.

M°* de la Motte avait pris en amitié la femme du geôlier de la

Page 1