‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 66 sur 142 · Mi'moires de B^sentxil, p · texte numérisé non relu

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. ET SA FAMILLE. til

tait à bon droit sur la pitié des uns et la haine des autres. Sa détention avait contre elle tout un parti dont les desseins se fussent peu accommodés du silence et du repos de la calomniatrice effrontée de la reine.

Le 5 juin 1787, M™"" de la Motte s'évadait de sa prison au milieu d'un concours de circonstances trop favorables pom\ n'être pas complices, et qui attestent aux yeux les moins prévenus, non-seulement des intelligences avec le dehors, mais des connivences au dedans. Cette évasion mystérieuse et impunie parut même si étrange qu'on l'attribua à une intervention souveraine, qu'on y vit l'effet d'un tardif remords de Marie-Antoinette, plutôt que d'un généreux pardon, et que le blâme s'accrut encore de cette part ravie à l'éloge.

Nous ne pensons pas, le moins du monde, que la reine ait contribué à l'évasion de M*"® de la Motte. Nous n'ignorons pas cependant qu'une certaine présomption contraire peut s'autoriser de l'interprétation de ce passage ambigu de M"® Campan :

Dans les derniers mois de l'année 1783, le cardinal fut pleinement acquitté et sortit de la Bastille. M*"* de la Motte fut condamnée à être fouettée, marquée et renfermée. Par suite des fausses vues qui dirigeaient les démarches de la cour, on y trouva que le cardinal et la femme la Motte étaient également coupables et inégalement jugés, et OQ voulut rétablir la balance de la justice en exilant e cardinal à Tabbaye de la Chaise-Dieu, et en laissant évader M'"« de la Motte peu de temps après son entrée à Thôpital. Cette nouvelle faute conûrma les Parisiens dans l'idée que cette vile créature, qui jamais n'avait pu pénétrer jusqu'au cabinet des femmes de la reine, avait réellement intéressé cette infortunée princesse.

La facilité étonnante d'une évasion accomplie à travers les mille obstacles de tant de portes, de tant de verrous, de tant de murailles, d'une surveillance que devait rendre infatigable la responsabilité d'une telle hôtesse; ces secours venus par de mystérieuses complaisances, ces instruments de fuite et de salut qui lui sont prodigués

tSS MARIE-ANTOINETTE

;?aii5 quelle les ait demandés, cette provocation, partie du dehors, à en protiter. l'absence de toute mesure prise contre la fugitive ou ses gardiens infidèles : toutes ces étranges circonstances ont fait penser i quelques historiens que les Parisiens ne se trompaient pas, que cette évasion équivalait à une mise en liberté, et que la main de la reine elle-même .ne pouvait y être étrangère.

Quelques-uns ont saisi, pour l'insulter encore une fois, cette main libératrice et ont essayé de faire ser>ir leur prétendue découverte à la confirmation de leurs accusations et de leurs calomnies. Ils ont \'u là un aveu implicite de culpabilité, un acte de repentir, de réparation.

D'autres ont respectueusement saisi et pieusement baisé cette main qu'ils ont cru reconnaître et acclamé avec enthousiasme une générosité assez héroïque, une vengeance assez évangélique, une innocence assez intrépide pour accorder Timpunilé à la haine et la liberté à la calomnie. Ainsi donc, ont-ils dit, cette reine, magnanime jusqu'au bout, avait eu le courage de plaindre une misérable, indigne du nom de malheureuse. Elle avait essayé d'adoucir sa captivité et lui avait procuré les soulagements d'une sublime charité. Elle avait enfin, par ce pardon, alTirnié une fois de plus son innocence, et s'était réser\é par le dernier bienfait d'une incorrigible bonté, de nouveaux droits à l'ingratitude. Nous nous garderons de Texcés de ces deux illusions inégalement téméraires, mais également dangereuses. Nous respecterons ces mystères sacrés de l'histoire, qui ressemblent à ceux de la conscience et qui sont inviolables comme elle. Nous n'accuserons personne, ni les Soubise ni les Duras. L'auteur de la délivrance de M"*" de la Motte, Dieu seul le connaît, puisqu'elle-mêmc a ignoré son nom*. Dieu seul sait s'il y a eu là une royale, héroïque et téméraire clémence, ou un nouvel attentat de cette grande conspiration de

\. M. Feuillet de Conches a donné, p. 163 à 176 de son recueil, si soigneusement tnnoitf, Tanalyse d*un volume entier de pièces autographes et inédites, relatives à raflaire du Collifr,

cour acharnée à déshonorer la reine, et impatiente du silence forcé de la calomniatrice prisonnière. Sans doute on brûlait de la voir gagner, à force de mensonges, le salaire du Collier que son mari achevait de vendre impunément à Londres, et qui demeura aux la Motte comme une récompense. Nous conclurons qu'il est également injuste de désigner, sans preuves, les Soubisc ou la reine comme complices de l'évasion de M"^ de la Motte. En admettant comme mobiles de cette coopération les motifs malheureusement les plus ordinaires de toute action humaine, il faut avouer que l'intérêt de Marie-Antoinette, qui ne pouvait espérer aucun repentir, aucune réparation d'ennemis foncièrement méchants, fatalement implacables, était de garder sous le verrou, comme un exemple et comme une leçon vivante et effrayante, cette M'"'' do la Motte, image de la calomnie vaincue et terrassée. Son intérêt était de tarir le mensonge à sa source et de réduire à Timpuisancc, par le bâillon de la captivité, cette furie incapable de sentir la grandeur du pardon.

Les Correspondances, qui nous fournissent de si abondantes lumières sur tous les côtés obscurs de l'histoire de Marie-Antoinette, semblent prouver qu'elle jugea comme nous la question, avec sa raison et son expérience, plutôt qu'avec son cœur, car elles la montrent jus-

un des trésors d'un cabinet qui en compte tant d*aatres. Quelques-unes de ces lettrcsétablisscnt jusqu*au scandale que la prisonnière conserva la plus grande liberté de communications avec le dehors, et profita largement de Tintérêt que Topinion abusée prenait à celle qu'elle plaignait sans restimcr, la considérant comme la victime de Marie-Antoinette et du baron de Breteuil. On est étonné d'entendre la recluse parler au baron de Crussol d*une prochaine visite, que nous trouvons pour le moins déplacée, de la duchesse de Duras. N'oublions pas que cette dame avait prétendu en vain à ce poste de gouvernante des enfants de France, si envié, et pour lequel la reine lui avait préféré la duchesse de Polignac. Et ce n'était pas son aeal grief contre cette famille, et par suite contre la reine. — Signalons en passant, une lettre de M*"* de la Motte, en date du 16 mai 1783, deux ans avant le crime, qui trahit le travail secret qui s'opère dans cette conscience, qu'envahit peu à peu la pensée du mal. Elle se plaint an ministre de U maison du roi de ce qu'on ose laisser dans une affreuse misère une patente du roi, qu'il a reconnue lui-même. La religion seule la retient «de faire le mal ». Ce n'est pas elle qui en serait pnnie, si elle le faisait, ne craint-elle pas d'i^outer.

tem^it inquiète, effrayée, indignée de cette fuite qui renouvelle pour elle le danger et l'affront qu'elle n'a, par un châtiment incomplet, qu'incomplètement évités. Les Mémoires de M. de la Motte-Valois, publiés avec une sorte de joie maligne et annotés avec une si évidente prévention, témoignent, tout en les dénaturant et en les calomniant, de ces transes et de ces efforts si naturels de la reine et de ses amis, pour obtenir à tout prL\ le silence de ces folliculaires auxquels l'état de l'opinion crée de plus en plus une funeste autorité. Un des grands soucis de Marie-.\ntoinette, devenue malheureuse, un de ceux qui ont fait pousser peut-être à ses tempes le plus de cheveux blancs précoces, c'est la crainte d'un nouvel et audacieux assaut de scandales, de la révision de cet odieux procès, où la haine d'ennemis déguisés en juges lui eût fait boire la lie du calice si amer de 1786. Le voyage de M'"* de Polignac en Angleterre, en 1787, justifié par l'état de sa santé, compta, parmi ses buts secrets, une noble préoccupation de son dévouement.

Il s'agissait de sonder délicatement le terrain et de trouver un moyen de dissoudre ce complot perpéluellement menaçant des pamphlétaires, (jui, après avoir tourmenté si longtemps le triomphe scandaleux de M™'' Du Barry, exploitaient lâchement Thumiliation de l'innocente Marie-Antoinette, et avaient pris k tache le déshonneur d'une reine de France. Une des yotes de Mirabeau auxquelles la reine applaudira le plus sincèrement, et qui adouciront le plus en elle la peur et le mépris du monstre, c'est celle où il semble s'asso- Cier à son indignation, et où il dénonce cette machination favorite des ennemis de la reine, en homme capable de foudroyer l'hydre toujours renaissante et prêt à le faire. La reine ne cioit à Mirabeau, avocat de la monarchie, que le jour où elle trouva aussi en lui un champion incontestable de sa propre cause. Ces considérations, appuyées sur les faits, nous paraissent enlever tout crédit à l'hypothèse d'une

part quelconque prise par la reine à l'évasion de M"** de la Motte. La gloire de Marie-Antoinette n'a pas besoin d'un surcroît d'héroïsme et d'un renfort de vertu ; nous osons même dire qu'elle perdrait quelque chose à la certitude acquise d'une indulgence trop extraordinaire pour n'être pas suspectée. N'abandonnons rien au doute, qui n'a déjà fait, dans cette histoire de la reine, que trop de ravages. Le premier devoir et le meilleur hommage des historiens réparateurs et expiatoires, c'est de chasser de leur travail toute conjecture. Les hypothèses ne sont souvent que des calomnies déguisées.

Quoi qu'il en soit, au milieu de l'année 1787, M"^ de la Motte couronnait, par une évasion aussi heureuse dans son résultat que mystérieuse dans ses auxiliaires, la série de ses dramatiques aventures. Elle allait porter dans cette Angleterre, si hospitalière pour les maudits de tous les pays, son tribut de rancunes et de mensonges. Elle allait travailler à cette officine calomnieuse oii les proscriptions européennes recueillent et préparent ces poisons, qui, h certaines heures propices et fatales, inondent la publicité, corrompent l'histoire et souillent tout un règne. A l'abri d'une tolérance intéressée, elle joua impunément à la victime et vécut des aumônes d'une pitié usurpée ou du salaire de ses mensonges. Elle arriva ainsi k cette catastrophe de 1791, où la folie du remords, la honte de la misère, la rage du désespoir poussèrent au suicide la dernière descendante du sang bâtard des Valois, brisèrent sur le pavé de la rue oii elle s'était jetée ce corps flétri par le bourreau et étouffèrent dans la boue cette bouche de vipère qui avait osé mordre une reine au talon.

C'est là la version la plus accréditée, car il a été impossible de recueillir sur cette mort tragique de M"* de la Motte, si digne de sa vie, des témoignages authentiques et péremptoires. Les nuages mystérieux si longtemps accumulés sur l'affaire du Collier, et que la lumière définitive a dispersés, semblent s'être réfugiés sur la dernière

■ABJE-ATITOrtETTE t de b vie 4e » Inde hhvme. )i. de la SloUe n'bésita pas à cnâe k bcabsbapfaeqiB b Iowêê». 3Uîâ elle o'a pu être établie, et ] ieâOK ^K sorte de l^ende qni ctntiDue l'exi=1ence a\cnlureuse t! Jf^ife b SloCte et la fait mourir obscarément. en Russie, selon teflj BBS. en Amérique, selon les aulres.

Ainsi finit ce désastreux procès, aiu^i ûtât ceile lamentable hîs-,1 toire, dont une êOTie de fatalité a poursuin loos les acteurs, s'acbar- ' If surtout 8urlc8 innocents. I^s sources, boueuses où puisa en i7&6, 1 slomnic, agiti'-cft plus d'une fois encore par la mêlée des partis^J ont fait rejaillir jusque sur la mémoire de la reine des tclaboussares 1 (il- re» niciLsonges qui enipoisoniièrenl sa ^ie; naguère encore, lai \vi\ tien iiilértHe privés, clicrchant à profiter de la querelle soulevéej |iiir li-'H pOKsioiirt politiques, faisait retentir dans une enceinte judiciaire Ion iioinn du cardinal de Itohan, de M"^ de la Motte et de Muie- Anlninelle, qui, libt^rés enfin du roman et du plaidoyer, n'apparlii'iiiirtil |)lii(* quVi riiisloirc.

CHAPITEE III

Un cliapilre seulement nous sépare clésurniais de la Révolution, si l'on peut dire que la Révolution ne commence ,'j- m^j^Q^vuw- P^^ ^vec le procès du Collier; s'il est ^Lr^ ï¥* ^r 1 permis de considérer encore comme nor-

''^ if ..^^^■^^ mal et comme heureux l'inlervalle qui sépare la j, ^ ■•j — cause de son effet, le moment, fugitif comme un

' f éclair, qui s'interpose entre la révolte des idées et

la révolte des faits, le mépris do l'autorité el sa dcsiruction, ta menace et le coup.

Nous admettons volontiers cet entr'acte entre les scènes odieuses

i:^ M-kaiE-jL:vroiTETTE

^! ±<^ T^i-ï^nes "ETriies^ •3it2rî -jt^- raareî* de b rovauté et leur fatale e:aiîuiun. y*in& oh -iemantiic:? pa^ mkïii «j»? de taôre à pas lents ce •MH^in ie L'icirm»- U n>sl: pa^ Laorile ti* ménager une transition -tntr^ ie? rtriiï^ h diS^Prnts, al«îrs m»?iiie *:pie h réalité n*en fournit ]:as. "lULt la =aot:e?îioQ des faits semble rapide.

Vjos profiterons de cette espèt:e d'iatenDède pour expliquer au leiiteor leïî événements dont il va être le téoK^in. Il importe de lui appr^rfidre dans quel but. par quels mo\ens et avec quels résultats s'accomplissent les grands bouleversements politiques et sociaux. 11 est Ixjn de lui montrer comment finissent les moDarchies et les sociétés et comment elles se renouvellent. Il est bon enfin de lui faire distinguer, dans les désastres qui engloutirent à la fois le trùne et la famille, le roi et la royauté, la part proportionnelle des besoins et des pasnionn, d^'s idées et des faits, des fautes et des progrès, la main des hommes cl la main de Dieu.

C'est cette étude brève et impartiale des causes principales de la Révolution, qu'il faut bien se garder de confondre avec leurs effets, comme on Ta fait trop souvent, que nous voulons essayer. Nous dresserons le bilan succinct de la situation réciproque, de 1786 à 1789, de la monarchie et de la nation, du peuple et du roi, de la tradition et de la nouveauté. Nous ferons le tableau des réformes et des progrès dont Louis XVI offrait la garantie à des sujets trop pressés, et celui des griefs injustes dont une opinion prévenue opposa le reproche aux mérites de la reine, et Tinjure à ses grâces. Nous analyserons enfin ces éléments conservateurs qui ne sauvèrent pas une autorité trop profondément ébranlée, puis ces éléments destructeurs dont quatre années d'imprévoyante confiance favorisèrent la fermentation sourde, et dont 1789 fut l'explosion formidable. Plus d'une lumière et plus d'une leçon se dégageront de ce simple exposé des vérités acquises et des faits reconnus.

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A partir d'ailleurs de 1786, Marie- Antoinette, par l'instinct de sa prévoyance, par le droit de sa défense et de celle de ses enfants, prend aux affaires une part de plus en plus directe, de plus en plus énergique, quoique jamais prépondérante. Sans aborder le détail de son influence dans tel ou tel événement, sans élever présomptueusement le ton de cette histoire intime et familière jusqu'à la narration politique, nous pouvons et nous devons dire au moins la part que prit Marie-Antoinette au ministère de l'archevêque de Toulouse et au retour de M. Necker, et son opinion sur la convocation des notables et celle des états généraux. Tout en donnant aux létes du premier plan une prédilection naturelle, nous ne saurions borner notre attention aux figures royales, et rapetisser aux proportions domestiques cette grande scène historique oii tout un peuple va faire irruption. Dans l'intérêt même du relief des visages, de l'intelligence des rôles, de l'harmonie et de la majesté du tableau, nous devons en esquisser le fond et mettre la multitude derrière la famille, la nation derrière le roi, comme, dans les grands portraits historiques, on place, en guise de fond, im paysage sévère, des pics alpestres ou un rouge horizon.

Mais, avant de compter les réformes de Louis XVI, de blâmer ses fautes en louant ses vertus, avant de concentrer et d'écraser dans un dernier effort les griefs accumulés contre Marie-Antoinette et qui, comme des serpents, sifflent autour d'elle, nous devons suivre jusqu'au bout ce fil conducteur des événements de sa vie intime jusqu'à 1789. Nous devons dire les phases alternatives de revers et de succès par lesquelles elle passa avant de devenir complètement et fatalement malheureuse, toujours égale aux circonstances, quand elle ne leur fut point supérieure, et grandissant en courage à mesure que la fortune augmenta d'injustice. Quelques rares et fragiles bonheurs, la naissance d'une fille trop tôt perdue, une visite de sa sœur de prédilection, Marie-Christine, une ou deux ovations échappées à la justice du peuple

£« MAXIE-AMOIXETTE

;r* nîrje*:tf^ a u. iai>? de ses ennemis, séparent encore Marie-Antoi- Rritt; iK - :niOf!?? iiifc»rtiine et de renti«^ impopularité» conune un j\jiit iu jaa»?s sépare du torrent. Suivons, suivons donc encore un n:^ia-I^ .-^ i:iple chemin qui mène à la voie douloureuse.

Le 9 juillet 1786, Marie-Antoinette mit au monde, à Versailles, jiie dile appelée Sophie-Hélène-Béatrix de France, dont la trace, sWkris rhïstoire comme dans la vie, est presque imperceptible. C'est le bruit d'ailes d'un ange aussitôt remonté au ciel qu apparu sur la terre, à peine effleurée par son pied.

En août 1786, Îlarie-Antoinette eut le bonheur de voir et d'embrasser sa sœur Marie-Christine, quelle put posséder tout entière durant un mois, grâce à son incognito. Voici sa lettre d'adieux à la comtesse de Bellyé, tel est le nom qu'avait pris la chère voyageuse.

Triaoon, ce 29 août lîSC.

Je viens à peine de vous quiller, ma chère comtesse de Bellyé, que, les yeux encore tout humides de vos adieux, je veux vous embrasser de nouveau. Écrivez-moi tout de suilo (ommont ^ou> a\oz fait votre voyage, et comment vous (^tes arrivi^ à Bruxelles. Le bon duc notait p.is à son aiso en parlant, et je hii en veux un |»eu d'axoir ^ouhl se mettre en route dans cet eat. malirré nos vœux. Je vais m'assooir sur IV banr où nous allions, vous et moi, causer, ma bonne chère Christine, et renou- \clcr autant qu'il c>t en moi ce bonheur en y rOvant. Ma (ille veut arroser elle-m^ine h» petit piJrtcnv de \os Heurs préférées. Ce sera pour elle vous respirer, et je donnerai \i)lre nom au premier beau chrysanthème (pii réussira*...

.Mais riiori/.on s'as,<onil)nt de plus en plus. 11 n'est plus temps de s'oeeiiper des Heurs. La foudre commence à gronder, cette foudre (|in' dédaij^nera les chrysanthèmes de Trianon, mais qui renversera le trône. Marie-Antoinette quitte Trianon. Elle nV reviendra plus qu'une fois, pour \ pleurer si lille avec ^I"*" Elisabeth, dans le commerce

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