Mémoires de W^'eber, p "US
ET SA FAMILLE. !8j
Puis, elle revint k ses discussions intempestives et stériles, où la faction qui soutenait et provoquait au besoin l'ambition du duc d'Orléans, ayant dévoilé inopportunément et maladroitement des projets qui ressemblaient encore k une témérité, fut obligée de battre en retraite devant l'indignation et le ridicule. Force fut alors au Palais- Royal qui, grâce k des libéralilés calculées et à l'espoir que donnait à tous les séditieux un prince qui avait besoin de l'impunité, disposait des tempêtes parisiennes, de chercher k regagner, par la force brutale de l'insurreclion, le terrain qu'il avait perdu par une tentative prématurée devant des hommes trop ambitieux eux-mêmes pour pardonner k un prince de l'être. De \k ce siège de Versailles par la populace, celte violation à main armée du domicile encore sacré des rois, ces scènes de désordre et de carnage du 5 et du G octobre, où, seule, Mario-Antoinette se montra à la hauteur des circonstances et digne de la royauté.