‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 85 sur 142 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les mesures prif'caires de M. Necker n'avaient produit qu'un résultai précaire comme elles. Les hôtels des iMonnaies, devenu> des trotfcs pour les pauvres créanciers de l'État, ne virent poiiil affluer cette foule patriotique k laquelle le ministre avait si ponipeusemenl ouverl les voies. Cette ressource annonçait l'excès de la détresse, au point même de décourager le dévouement. En vain quelques femmes d'ai'listes, habituées aux sacrifices, vinrent apporter

iM «AIIE-ANTOINETTE

eiTr ^ v.»ii ôîLiL-f Vr^^y^ de n»iit-de-|:ii^ê qui avait été ouvert à la y rz Zn V Xr^r^Li'j-^ . En vilii d^s députés, dépouillaut patriotiquen»^!i: !e^ :iLi:i?s"ir7. iii^iîërrrit par leur exemple à faire à la nation le l'.c ir: ::n:^-f I-ef r^iG-r-es de smliers en ar^nt ou en or; ni la vais- -eil-r, i: lef :;• rii :-5rr.5 ii-e n>:ritêrent janiais à quatre millions. Les i-"r^i^ r^TÇ^ii- T-'iir ie M. Ne-rker. saluées par les ironies de Mirabeau, -T Zii^^.T^^' zTj^zijr jas ie la tiction à la réalité.

Le zi«: Is ie feç teïzii-fe fuî empl-x é à discuter le projet de constitution :ie pr^rz-i !e :::rJ:é riir^j «ie le préparer, et cette discussion, au lieu ie r^^TZLL: lef biies indis[.-en5ables de toute société, n'eut d'autre ^■sil'i: «r^e «ie d-vra^rlr et d'ébranler encore les fondements anciais, lUi :r^s ii/uneox des thbunes in^patientes, qui trouvaient que la démoli- ::•::. L';iILi:t p<as as^ez vite, et qui brûlaient de pousser les plus grandes i.irii:*:5îes d 'jpir.i.'n à leur application brutale, fut-elle sanglante '.

tkiriS Tétat de fermentation et d'inquiétude où l'on était, chaque ;^in; cherchait par t«.»U5 les moyens, même ceux de la force, à s'assurer Ja \ict...ire. Les membres du comité de constitution, M. Malouet *. ' -i- • •:•'■ •■•nna .l»{.ui- avor lui 1»^ j.arti (jos modérés, désiraient ;.:•. [-: i\[ -î rAs-»:ihbléo iiatiMnalo >o tran-férassenl à Tours pour y - L^iper à rii;lluM.«.':* inipérÎMi-o de Paris armé, prt-t à rinsuiTCC- •..:.. L»:s r'.\«»hiî;'îiiiaip. s, j ar «•ni!tr.\ chrirhaient à rapprocher les i' ! :^vratî"!i> do ces éléniei:ts nopulairos ni combustion, (jui leur ..--uraioî.t r».iii|'iîv irré>isliMo do ronthou.'-iasnio ou do la peur. M. Nookor, lîii-iiionio. (Jécoura;ié par lïrhec de ses projets, iiKiuiet •iuîio trop l«»i)j:uo ol tn»p avouglo cnnliaiur, inclinait à so séparer et à >'!\-«»ler (lo co> iiilhn'iKOs, qui iio lui laissaient plus Tcxercice de sa rais«Mi et do sa liberté, ot au\iiu«*lles il \ci;ait, conjme rançon de >on impopularité croissante, de jeter en pâture Timprudente concession

!. M.m',trfs de W'eber, p. 2 .0 à i:û.

du veto suspensif, c'est-à-dire le sacrifice du dernier frein qui demeurât au roi pour modérer la Révolution. L'Assemblée flottait de plus en plus à la dérive des courants populaires, comme un vaisseau dont les matelots mutinés ont enchaîné le pilote et brisé le gouvernail.

En présence de ces obsessions et de ces dangers, le roi, qui était confiant au sein même de la décadence, et ferme seulement dans ses illusions, résista. II refusa de fuir quand il le devait, pour l'essayer plus tard quand il ne le pouvait plus.

« Tel était, dit Rivarol, l'état des choses vers la fin du mois de septembre, lorsque le roi, sans prérogative, sans défense et sans volonté, laissait tous les partis sans prétextes, sans obstacles et même sans ressort; lorque les démocrates, ivres des vapeurs de leur gloire, se permettaient une constitution libre de tout gouvernement, et qu'en effet, il ne s'agissait plus que de jouir des œuvres de l'Assemblée. C'est du sein de cette fausse paix, et des ténèbres de la nuit, qu'est sorti le complot des 5 et 6 octobre. La faction d'Orléans, battue dans l'Assemblée, s'était repliée sur Paris ; à sa voix, les halles assoupies s'éveillèrent, les districts ébranlés s'agitèrent, et peu d'heures suffirent pour tirer des boues de la capitale une armée de poissardes, de patriotes et d'assassins qui marchèrent à Versailles, au grand étonnement de l'Assemblée nationale qui, ne croyant pas avoir laissé quelque chose à détmire, se demandait comment les apparences qui restaient à Louis XVI pouvaient être encore un sujet de triomphe et pourquoi on s'armait contre une ombre. »

Rivarol, avec la majorité des contemporains, attribue l'insurrection des 5 et 6 octobre à l'influence du duc d'Orléans, et voit dans cette multitude mercenaire, mise en mouvement pour crier la faim et la mort, l'instrument de ses projets de vengeance et d'usurpation. Un voile mystérieux plane encore sur les instigations déterminantes de

gent. Quoi qu'il en soit, c'est alors que les registres de la Halle, du 3 octobre, établissaient un approvisionnement qui dépassait les limites du nécessaire, et que l'absence de toute garde imposante à THôtelde- Ville attestait la sécurité municipale, que, le 5 octobre au matin, ime insurrection, improvisée au nom de la misère et de la faim, alla, après avoir reçu son salaire d'or et de vin, souiller de son inondation la route de Versailles et le sanctuaire des rois.

Il est important de raconter le prétexte, après avoir dit le moyen, et de montrer par quelles grossières calomnies on fit déborder enfin le mécontentement populaire. Le roi, comme nous l'avons vu, sollicité par M. Necker et M. de Montmorin, de déplacer le théâtre des délibérations d'une assemblée qui puisait dans le contact de Paris sa force et sa fureur, se déroba opiniâtrement à tout conseil de ce genre, soit qu'il y vît un piège, soit que, tout en le croyant sincère, il le trouvât prématuré. Il déclara seulement qu'il prendrait les mesures nécessaires pour mettre la famille royale et l'Assemblée à l'abri de toute entreprise. Ces mesures se bornèrent à faire appeler à Versailles un seul régiment, celui de Flandre. On avait choisi ce corps parce que son colonel, M. de Lusignan, était membre de l'Assemblée; ce titre réduisait tous les soupçons au silence, d'autant plus que si quelque parti pouvait le réclamer, c'était celui qui dominait. Il est vrai que le colonel en second, le vicomte de Montmorin, était fils d'un ministre du roi, et partageait l'inaltérable fidélité de son père. Mais on prit toutes les précautions pour désarmer les susceptibilités les plus exigeantes. C'est la municipalité elle-même qui, d'accord avec le comité de la garde nationale de Versailles, réclama ce secours, nonseulement dans un but d'ordre et de préservation, mais surtout pour soulager la milice bourgeoise d'un service écrasant, en raison de la présence de l'Assemblée et de l'absence des gardes françaises, passés, dès le mois de juin, à la Révolution, et incorporés par La

Fayette dans la garde parisienne. Il fut convenu que le régiment prêterait le serment civique et obéirait à la direction du conunandanl de la milice de Versailles.

Malgré toutes ces précautions, les démagogues de TAssemblée poussèrent de véritables cris d'alarme et de protestation, qui troiivaient à Paris un écho trop complaisant au milieu des masses fanatisées. La jalousie des gardes-françaises, qui regrettaient ce ser>ice pri\ilégié qu'ils avaient abandonné, la jalousie de Paris contre Versailles qui, depuis la Fronde, avait usurpé le rang de capitale, peutêtre enfin la jalousie de M. de La Fayette, qui voyait sans plaisir un autre que lui, et un autre de la valeur et de l'ambition de M. d'Estaing, chargé de la garde du roi et de l'Assemblée, poste d'honneur, de confiance et de crédit : toutes ces causes et bien d'autres favorisèrent singulièrement les protestations contre l'entrée, dans Versailles, de ce qu'on appelait les soldats éirangers. On eût dit qu'avec ces mille hommes le roi allait devenir tout à fait indépendant ou même attenter à la liberté des autres.

Avec une pareille elTenescence dans les esprits, il suflil d'une ôtir.celle pour tout enflanimer. Cette étincelle fut la prétendue provocation d'un ivpas militaire et contre-révolutionnaire, défi que la garde nationale et le peuple parisien ne pouvaient, disait-on, se dispenser do \onir relever. C/ost ainsi que d'une mesure de précaution sortit le danger morne, et d'une mesure de conciliation, le conflit.

Un usage immcmorial dans l'armée française voulait que, lors- (juun régiment nouveau arrivait dans une ville où il se trouvait d'autres troupes, les olViciers des différents corps se donnassent des repas de bienvenue et de confraternité. Les gardes du corps, mal >^ à Versailles à cause de leur fidélité, saisirent avec empressement l'occasion de cet usage, qui leur permettait de sonder les sentiments dos nouveaux vomis et de les encourager; et, dans ce même but, d^

tâter des adversaires ou de se préparer des alliés, les gardes nationaux acceptèrent l'invitation *.

Les gardes du corps, habitués à donner des fêtes aux têtes couronnées, et qui, peu d'années auparavant, en avaient donné une de la plus grande magnificence à la reine elle-même, voulurent rendre d'une façon exceptionnellement brillante le festin qu'ils avaient accepté eux-mêmes et auquel ils avaient assisté dans la grande écurie, où était le quartier du régiment de Flandre. Us obtinrent facilement du roi, empressé de favoriser un désir si légitime, la salle d'opéra du château, et c'est sur ce magnifique théâtre que fut assigné le rendezvous, et que, le 21 septembre, selon Weber, le 1'" octobre, selon Rivarol, deux cent quarante convives militaires entre-choquèrent solennellement leurs verres, en présence d'une foule de curieux conviés à ce spectacle et encombrant les loges. La santé du roi et de la reine y fut portée, comme on devait s'y attendre, avec transport, et les démonstrations les plus enthousiastes de loyauté éclatèrent de toutes parts, et redoublèrent à la vue du roi, de la reine et de leur famille, entrant dans la salle, accompagnés d'une suite intime, et venant, pour ainsi dire, répondre au toast qui les saluait. La reine, pressée de se rendre à l'appel unanime des convives par le comte de Tessé, son écuyer, et par le comte d'Agoult, major des gardes du corps, avait d'abord pensé à éluder cette manifestation, et ne s'y prêta que sur les instances décisives du duc de Luxembourg ' .

La famille royale et son cortège, à leur entrée, furent salués par l'air populaire :

Où peut-on ^tro mieux qu'au sein de sa famille!

i. Rivarol, p. 281.

S. Weber, p. 250. — Campan, p. 2i7

spontanément attaqué par Torchestre, et bientôt suivi de l'air, encore plus de circonstance, emprunté au Déserteur :

Peut on affliger ce qu'on aime?

au bruit des acclamations redoublées : Vive le roi! vive la reine! vive lu famille royale! Aussitôt les augustes visiteurs durent, pour répondre au vœu général, descendre et faire le tour de la salle. Marie-Antoinette alors, se rappelant TentrcMie de sa glorieuse mère et des fidèles Hongrois qui lui avaient reconquis le trône, prit le Dauphin par la main, et, cédant à un élan irrésistible, le promena lentement autour des tables, s'eni\Tant avec lui de ces cris d'heureux augure. A l'aspect de tant de majesté et de tant de grâce, de tant de beauté et de tant d'innocence, l'ivresse de l'admiration et de l'enthousiasme atteignit au délire. Tous les convives se levèrent à la fois, comme les spectateurs des loges, les uns agitant leurs verres, les autres leurs chapeaux et leurs mouchoirs. Tous les cœurs battirent à l'unisson et tous les yeux se remplirent de larmes, quand l'orchestre, qui dirigeait cette imposante manifestation avec une sorte d'inspiration, lit entendre lair touchant, qui se trouvait si bien de circonstance :

0 Rioliard, 6 mon roi.

L'univers t'abandonne.

Cet air, dune alhision si pénétrante, fut répété en chœur par les spectateurs. Jamais il n'y eut concert aussi unanime, jamais un sentiment plus noble et plus pur n'électrisa toute une assemblée. Le roi et la reine, cédant au sentiment général, pleurèrent aussi, ce soir-là, mais c'était de reconnaissance et de joie.

Voilà, lidèlement raconté, l'événement si simple et si inolTonsif où Ton \oulut voir une menace et un délî, et qui provoqua les représ;\illos populaiivs du 5 et du G octobi*e. On prétendit entendre, dans

ces acclamations de la fidélité et de la pitié, des cris de mort contre l'Assemblée. On trouva une sorte de complot dans ce mouvement spontané de tous les cœurs. Au dire des meneurs, il n'y avait pas là moins qu'une conspiration réactionnaire, assez sûre d'elle pour se trahir en public, et il fallait répondre, par une leçon exemplaire, à ces insultes d'une autorité qui descendait jusqu'à invoquer le droit du plus fort, et jusqu'à jeter l'épée de serviteurs mercenaires dans la balance des délibérations des mandataires du pays. La relation de cette fête militaire, perfidement travestie en une sorte de bénédiction de poignards, circula bientôt dans Versailles, et la voix de Lecointre, qui ambitionnait le commandement civique du comte d'Estaing, la dicta au journaliste Gorsas, soldé par la révolution.

On prétendit que le Dauphin avait passé dans les bras de tous les convives, scellant de ses caresses le pacte de réaction. Et il n'avait jamais quitté la main de son auguste mère. On affecta de voir une espèce d'embauchage dans l'introduction, qui suivit le départ de la famille royale, des grenadiers et des soldats des deux corps conjurés, afin que tous ceux qui devaient frapper fussent admis à l'honneur du serment et du toast. On finit par faire une débauche menaçante, une orgie injurieuse de cette pacifique et fraternelle réunion, que ne troubla point le moindre cri de guerre, que ne souilla point la moindre goutte de sang ^ On alla jusqu'à dire que la reine avait détaché de son cou une croix d'or pour la donner à un grenadie^i' suisse qu'on avait vu, du milieu de la ronde générale qui termina la soirée, grimper jusqu'au balcon du roi, qui avait tendu la main à cet agile messager de l'enthousiasme de ses camarades. Cela était faux, la reine ne portant à son cou que le portrait dé ses enfants. Dans la soirée, quelques cocardes blanches reparurent dans l'OEil-de-Bœuf ;

!. WcbLT, p. 200. — Campan, 248.

chacun voulut en avoir, et les dames qui étaient là donnèrent les rubans qu'elles portaient à leurs têtes. Mais il est faux que les gardes du corps, qui portaient leurs cocardes uniformes, aient foulé aux pieds la cocarde nationale, qu'ils ne prirent que le 6 octobre. Les gardes du corps, loin d'outrager personne, prirent au contraire, à la fin du repas, une résolution dont la générosité n'avait certes rien que de respectable et de conforme aux sentiments qui avaient dicté une manifestation légitime et inoffensive. Ce fut celle de nourrir les pauvres de Versailles le reste de la semaine.

« Quelle apparence, en effet, dit Rivarol, qui fait remarquer avec raison que tous ces griefs ne furent articulés que postérieurement aux excès auxquels il fallait trouver un prétexte, sinon une excuse, quelle apparence que 240 gentilshonmies se fussent portés à des excès puérils contre une cocarde, en présence de 3,000 spectateurs ? »

Cette accusation, comme les autres, a été victorieusement démentie par tout le monde quand l'intérêt d'y croire a cessé. Ce malentendu volontaire n'en eut pas moins les suites affreuses qu'il nous reste le pénible devoir de raconter.

<( Tel fut, dit Rivarol, ce repas si funeste au roi et à ses gardes; cette joie, ces chants furent comme les derniers éclairs du caractère des Français, qui n a pas reparu depuis. Ils furent, ce jour-là, ce qu'ils avaient toujours été, chevaleresques vis-à-vis des dames et enthousiastes de leur prince. Y a-t-il là de quoi être massacré? »

Par une circonstance remarquable, et qui montre combien rindignation populaire et parlementaire, bien loin d'être immédiate et spontanée, eut besoin d'être provoquée, préparée, excitée par ceux cjui savaient où ils voulaient la conduire, l'explosion ne commença à Paris que le 3 octobre et dans TAssemblée que le 5. Corsas, dans son journal, Pétion, à la tribune, gardent le

sinistre honneur d'avoir jeté les premiers brandons. C'est le dimanche 4 octobre, que cette fermentation préliminaire, habilement précipitée, se fit jour, et que le volcan lança, à travers la fumée, ses premières flammes.

Il est maintenant nécessaire, pour l'intelligence du drame complexe qui va se dérouler à Versailles, que nous conduisions successivement le lecteur dans chaque coulisse, c'est-à-dire à l'Assemblée et à Paris, pour qu'il y voie se préparer les acteurs.

c( J'étais revenue chez moi, dit M"* Campan, ravie de tout ce que j'avais va (au dîner des gardes du corps). J'y trouvai beaucoup de monde. M. de Beaumetz, député d'Artois, écouta mes récits d'un air glacé, et lorsque je les eus terminés, me dit que ce qui venait de se passer était affreux ; qu'il connaissait l'esprit de l'Assemblée ; que les plus grands malheurs suivraient de près la scène de ce soir, et qu'il me demandait la permission de se retirer pour délibérer, avec quelque réflexion, si le lendemain il devait émigrer, ou passer du côté gauche de l'Assemblée. Il prit ce dernier parti et ne reparut plus dans ma société * . »

On s'occupait en ce moment dans l'Assemblée des moyens de forcer le roi à accepter, purement et simplement, les articles de la Constitution qui étaient déjà décrétés, et toute la Déclaration des droits de Vhomme qu'il n'avait pas encore signée. M. Meunier, président de l'Assemblée, se rendit auprès du roi, le 2 octobre, et lui présenta les articles. Le roi n'avait pas oublié le sort de ses observations sur les arrêtés du 4 août, timide et malheureux essai de sa prérogative précaire du veto suspensif *. Il répondit qu'il ferait bientôt connaître ses intentions à l'Assemblée, la livrant ainsi, par un délai qui semblait cacher un refus, aux trop faciles tentations de la

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