‹ Marie-Antoinette et sa familleChapitre 94 sur 142 · Madame Campan, p · texte numérisé non relu

Madame Campan, p

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enfin le plus mam'ais et le plus inopportun de tous les plans, celui qui de^iiit conduire le roi à Thumiliation de Yarennes. Louis XVI qui, la Vie de Charles /^ à la main, s*était déclaré trop haut résolu à éditer également les fautes de la force et celles de la ruse, demeura donc dans son état de fluctuation et d'incertitude habituel. Son autorité !ui tvhA}'pait lambeau par lambeau, et laissant le mépris de sa vie sucv>\}or à ix lui de son rang, il passait son temps à préparer des solutions %W'<*^ dov;!i!Ht>es par Févénement. et à écouter, sans se résoudre À ^':: >u:>!v »ucun, les conseils les plus divers et les plus opposés. iV: :v jvut sVmpécher de sourire, au milieu de la tristesse ^:; .. >w^:?f i^ix* idie situation et un tel aveuglement, quand on se •*: CP:':5er:-' !-.' b»;:: ol pî^^ux. mais trop débonnaire Louis XVI, donnant ^-*^»:'c>:r: jtipix^rAV' à iks Mémoires comme celui de M. dcMoustier, a:vv.sjl::: ^rjk^ttiva; lie la Révolution française cet honnête, charmant ;t irx&'usif I:\rv de T^'^emo'fue. enchantement des jeunes années. IV^utrvs, o>!:su!î-:s comme dt^ oracles et ne voulant pas hasarder Vur r, ; -.ii.^rioî^, si- N.-maient a r>^p»?cdre dans le style des oracles :

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Los r:'i> d.:\oî:î >u:\t\' î-'iir ir.àivho sans s'inquicler des <Tis du

peuple^ OvMiimo la hii.c suit son c».nirs fans être arrêtée |Kir les aboie-

Ce cynisme oriental, ces maximes à la Tartare n'étaient faites ni pour plaire à Thonnete Louis XVI, ni pour l'inspirer. Aussi garda-t-il l'inaction, assistant impassible au triomphe humiliant de la Fédération, où l'on peut dire que la victime royale fut présentée au peuple pour la première fois par les Pilâtes de l'Assemblée, et à la publication du Livre rouge, où tous les abus de l'ancienne cour étaient scandaleusement révélés. Les douceurs de la vie privée le dédommageaient des déceptions de la vie publique, et au milieu de cette famille où la reine et Madame Elisabeth offraient l'image la plus gracieuse de la vertu et de la bonté, et où grandissaient, avec Marie- Thérèse et le Dauphin, les plus légitimes espérances, il oubliait tout le reste et trouvait assez de bonheur pour ne pas offrir seulement à Dieu l'hommage de ses peines, mais pour lui reporter aussi ses domestic{ues joies.

C'est le tableau de cet intérieur royal et de cette vie royale, de 1789 à 1791, que nous allons esquisser dans le chapitre suivant, en l'animant de détails plus circonstanciés sur cette princesse angélique et ces royaux enfants que nous ne connaissons encore, pour ainsi dire, que de nom. Nous reposerons ainsi nos yeux du spectacle des hon-eurs d'octobre 1789 et nous les préparerons h celui des horreurs d'août 1792. Nous comprendrons mieux le miracle de cette imperturbable résignation que Louis XVI j)uisa dans les vertus du père de famille. Enfin et surtout nous nous expliquerons mieux le courage nouveau de cette éducation que Marie-Antoinette se donnait à elle-même, après avoir surveillé celle de ses enfants.

C'est à ses enfants qu'elle songeait quand, d'effort en effort, de sacrifice en sacrifice, elle s'humiliait jusqu'à faire la conquête d'un Mirabeau qui pouvait les sauver. Des enfants capables d'inspirer un tel héroïsme à cette princesse dont l'amour maternel devait faire une grande reine méritent certainement les honneurs d'un por-

m MARIE-ANTOINETTE

trait et à'un ivcii, que nous dédions de préférence à nos jeunes lec- UiT~. Ils trc-uver:-»! dans îladanie Elisabeth, dans Slarie-Tlii'Tt'sc. ô:i:.> K-luî nui dtvaii .Mre Louis XVII, l'exemple de toutes lo? q'Jàliiés que i:o'j= leur souhaitons, et qui empruntent aux grâces de h .^eunesst- un oharme augélique.

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