Éloge, etc., p
i:* SlAHIE-ANTOINETTE
£:■=:« d'Eliiabeth jusqu'au moment où, concenirée dans les de\'oirs t: '~5 iSxiicns de la ramille, elle se plut k cultiver dans Marieri-irïs^ C'f France le germe de ses propres vertus, et à essayer de :'ijï, -i'-iZie prir-oesêe digne de tels soins, avec le rude et fécond :-:::'.xtir« c'-.!!:* prkvire adversité qui avait manqué à son eofanœ TlUï "-■■•.irt'ife. une iiLage en quelque sorte plus parfaite d'elle-
e sciàeie ie itoks je^ r-suses. EBe &Tiit trouvé dans la jeune ^miT^:?:?*?- iîT» ^ Kuir» s:frmi* ■*&• prszsatarâiienl sérieuse et rai- «•inmûiie. jt^ zms jt^aiTMLse^ Zsçc^Ci2C£ à kc resêembler complèteuenr. Hk ? t^aj:. pi:iir ûls. âr;. recocuae à la toochante et grave T-aâtmie nie jl jrau!*î5=i* i-^uc 3îi;a£rée, sait» l'éUler. lors de la mort II* ?*:a fiiCLirjie ^^jr >:ciiie-Ria:rtL j'Etûamant aa ciel après onze Tiiiis. i. ptîine :e i^'/xj: sir îl vrr». ES» s'-^taft eocore mieux retrouvée
Of Knaé air^ nue V^ le KmLia ^v -Kk» ioedsiLoBeK clargge de son eds- •::uuiii. iili! ^11 tf siàiiiipir :e Jii iur:!ur iiriHiiinc sur « («d. ^*^iirr De Uiàsa i^r zsu:^ !** Titimt»?!! ioi!r!*i^ iiT HL iilif fic -!grm''*t Bicszxie dooleiir: le soir, soo ba> ^ riiL'i iiiïia :e àai:i. f»ir j-r OTfcCiiiiâ 71 m m ii:. *ïle ea dit La cause, et M** de ifea^ai m r mr anmiaiaî 7«nirii!ui îûa 1 l'uc iiié sirie sor-ie^-champ : « Piii£qDf, '•?a«jixiz:i-<*Ii!. ans m Jiscsm in kt u 2>iuz!h* 3ias. t ns ^tes «i peinee de m'avoir fait c^. ' 'Us iurifi Ab jitfi }iix^ JM^it*^ s. ~iibi> .HàiKis s«K «^vud je sentais quelque rjmt*ir f;^~-=in»« irm mir? iiMi iiis *.
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La solennité eut lieu dans l'église de Saint-Germain rAuxerrois, dont cette touchante cérémonie fut une des dernières fêtes.
Le matin de ce grand jour, la reine conduisit la jeune princesse «dans la chambre du roi, et lui dit : « Ma fille, jetez-vous aux pieds <le votre père et demandez-lui sa bénédiction. » Madame se prosterna. Le roi la bénit et la releva, en lui disant avec une émotion que redoublait la pensée des circonstances dans lesquelles il s'adressait à sa fille :
Cest du fond de mon cœur, ma ûUo, que je vous bénis, en demandant au ciel qu'il vous fasse la grâce de bien apprécier la grande action que vous allez faire. Votre cœur est innocent aux yeux de Dieu ; vos vœux doivent lui être agréables ; offrez-les lui pour votre mère et pour moi. Demandez-lui qu'il m'accorde les grâces nécessaires pour faire lo bonheur de ceux sur lesquels il m'a donné l'empire, et que je dois considérer comme mes enfants; demandez-lui qu'il daigne conserver dans ce royaume la pureté de la religion, et souvenez- vous bien, ma ûlle, que cette sainte religion est la source du bonheur et notre soutien dans les adversités do la vie. Ne croyez pas que vous en soyez à Tabri ; vous êtes bien jeune, mais vous avez déjà vu votre père afiligé plus d'une fois.
Vous ne savez pas, ma fille, à quoi la Providence vous destine, si vous resterez dans ce royaume ou si vous irez en habiter un autre. Dans quelque lieu que la main de Dieu vous pose, souvenez-vous que vous devez édifier par vos exemples, faire le bien toutes les fois que vous en trouverez l'occasion. Mais surtout, mon enfant, soulagez les malheureux de tout votre pouvoir. Dieu ne vous a fait naître dans le rang où nous somnies que pour travailler à leur bonheur et les consoler dans les peines.
Allez aux autels où vous ôlcs attendue, et conjurez lo Dieu de miséricorde de ne vous laisser oublier jamais les avis d'un père tendre.
Il était d'usage que les filles de France reçussent une parure en diamants le jour de leur première communion. Louis XVI, qui avait résolu d'abolir cet usage dispendieux, en avertit Madame Royale par ce peu de mots :
Je vous sais trop raisonnable, ma fille, pour croire qu'au moment où vous devez être entièrement occupée du soin d'orner votre cœur, et d'en faire un sanctuaire digne
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^ wi i'.f>;j' Tû'an nr^ime dont reffei m'était salutaire. êls-:c^ ^'abl.pe> ce m'en laisse pas mi^me la peiiséc et œ
' .> tjrf^i'j if ^«j^r'i..:^ av. il^ff d'une dame de 3tadame h Dauphine, Paris L^ ''l'-v, lv31. p. ^ï. — Le ai?<:*urs de L/>uis \V1 se trouve aussi daas les Mémoires di Um L*i Jernteres années de Louu AT/;, oourelle édit., Ploo, 18C0, p. Iu5, 196.
La reine, de son côte, voulut apprendre à sa fille et à son fils l'art du pardon, au moment où ils allaient en avoir le plus besoin. C'est peu de temps après la première communion de ]\Iadame Royale (l^mai 1790), qu'elle fit à la députation du comité de la Commune, chargé, de concert avec le comité de l'Assemblée, de rechercher les fauteurs des 5 et 6 octobre et de les signaler au mépris de l'opinion et à la rigueur des lois, cette admirable réponse, comparable aux plus beaux traits de ce genre que nous a légués l'antiquité. Les députés la sollicitant de recueillir ses souvenirs et de produire son témoignage à l'enquête, elle se borna à leur dire : « Je ne serai jamais délatrice d'aucun de mes sujets. J'ai tout vu, j'ai tout su, et j'ai tout oublié*. ))
On sait que cette procédure dérisoire, instruite par des hommes qui ne voulaient ni savoir ni punir, contre des coupables qui les bravaient du haut de l'inviolabilité (|ue leur assuraient leur rang ou le nombre de leurs complices, avorta dans une sorte de ridicule et se termina par un ordre du jour de l'Assemblée, importunée d'une lumière indiscrète pour plus d'un de ses membres. Le duc d'Orléans et Mirabeau sortirent de cette enquête, privée de sanction, épargnés mais diflamés, et la postérité hésite encore h fixer leur part de responsabilité dans ces fatales journées, où elle ne fut peut-être que celle d'une complicité d'intention et d'intérêt.
Il est temps d'arrêter maintenant nos regards sur le jeune prince, unique espoir de tant de douleurs, qui animait les sombres Tuileries de 1789 de ses grâces enliintines, et égayait de saillies qui promettaient un roi, l'intérieur claustral de la famille de Louis XVI, prisonnière dans le palais de ses ancêtres. Le Dauphin avait eu d'abord quelque peine à s'habituer a cette hospitalité fiirouche de la demeure
t. Mémoiret de Weber, p. 20li.
r*. MARIE-ANTOINETTE
royale, inhabilêe presque sans interruption depuis 1665. Les meubles les plus nécessaires y manquaient ; ceux qu'on y trouvait étaient délabrés; les tapisseries étaient \ieilles et fanées. « Les appartements étaient mal éclairés au moment où nous y entrâmes, dit Pauline de Tourzel dans ses touchants Mémoires. Tout y respirait un sentimerit de tristesse en harmonie avec les impressions que nous y apportions après cette douloureuse journée.
Tout est bien laid ici, maman », dit le Dauphin, habitué aux grands appartements, aux terrasses, aux bassins, aux horizons de Versailles.
— Mon fils, lui répondit la reine, Louis XIV y logeait et s'y trouvait bien ; nous ne devons pas être plus difliciles que lui * . »>
< Chaque jour, dit M"* Campan, le jeune prince donnait des preuves de sensibilité et de discernement . Il n'avait pas encore passé dans la main des hommes; mais un précepteur particulier, M. Tabbé d'Avaux, lui donnait toute l'éducation de son âge ; sa mémoire était très-cultivée, et il récilait les vers avec beaucoup de grâce et de sentiment *. »
Lo> Mét/tuirps du tonips sont remplis de traits de naïveté touchante. d*iiilL*llij;»Mic«* et de î2:énérosité |)récoces de cet enfant inutilement prndi.Lj:»^ de la royauté.
Le leiitleniain de Tarrivée de la cour à Paris, entendant (luelqm' rumeur dans le jardin des Tuileries, il se jeta avec eflVoi dans le> bras d»' la reine en criant : <* Bon Dieu! nuunan, est-ce (lu'aujourd'hui siM'ait encore hier? »
In jnur, à l'apparition de M. Baills, le jeune prince sVeiiap|>ail (les mains dr sa mrre et (M)urait au maire de Paris, en lui disaiil ingénument : « Monsieur Bailly, que voulez-vous donc faire à pai>a rt à maman?... Tout le monde pleure ici... »