‹ MarieChapitre 71 sur 84 · LA FLEUR OUI MEST DOUCE · texte numérisé non relu

LA FLEUR OUI MEST DOUCE

L'accord des vers et des lyres ^lunmire dans son sommeil :

Il a de nobles délires, Il rêve marbres, porpbyres, Temples au fronton verme'l.

S'il s'éveille, tout enchante Sa pensée et son regard ; Et, lyre lui-même, il chante Et la nature vivante Et les svmholes de Tart.

Il dit le jeune Persée Debout le glaive à la main.

Et, prompt comme la pensée, Hermès, dieu du caducée.

Au ciel prenant son chemin.

Tous les dieux de TElrurie Dans leurs vêtements soyeux Passent ; et la théorie Déroule avec symétrie Ses anneaux mystérieux.

Puis Cimal)ué, srave et calme, Erre autour de la cité :

Arme de sa docte palme.

Il reflète d'im front aime La primitive beauté.

Fleur, d*où le savoir émane Comme un parfum épuré,

Par uii invisible arcane, De toi, beau lys de Toscane, Tout esprit s'est enivré.

Pourtant la fleur qui m'est douce Croît sur les caps de la mer ; Sauvage comme la mousse, Sans Tart de l'homme elle pousse,

Libre au bord du gouffre amer.

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