‹ Marie d'EnambucChapitre 12 sur 19 · E0B6KS · texte numérisé non relu

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gardait la pendale avec inquiélade et me disait : Mon Diea I je ne suis pas tranquille I ma sœur et quelques dames qui nous font )e plaisir de passer cette semaine au château, sont allées se promener à cheval dans la forêt, et je ne les vois pas revenir I

Enfin, un tumulte joyeux et le pas des chevaux annonça le retour de la cavalcade. Presqu'aussi tôt mademoiselle Hélène entra suivie de ces dames et vint embrasser sa sœur d'un air presque craintif. La comtesse était redevenue grave, elle me jeta un petit coup-d'œil, comme pour me dire : Je vais gronder celte enfant; puis elle s'écria. Mon I)ieul Hélène^ que vous m'avez causé de souci I est-il possible que vous soyez aussi folle I je suis sûre que vous avez voulu mener ces dames jusqu'au rocher des Deux- Sœurs.

Mademoiselle Hélène avait détaché son chapeau, ei ses cheveux blonds tombaient en désordre le long de ses joues animées par l'émotion et la rapidité de la course; elle avait en ce moment un petit air mutin et embarrassé, l'air d'un enfant qui craint d'être grondé et qui veut pourtant faire à sa tête.

— Ah ! je ne pensais pas que le rocher des Deux- Sœurs fût si loin, répondit-elle en se rapprochant de la comtesse^ et en lui présentant ses belles joues toutes moites ; si tu savais, Régine, comme nous sonunes fatiguées!

— Méchante enfant I dit madame d'Aire avec un sourire ; puis elle me présenta à sa sœur. Mademoiselle d'Ëntrevaux m'adressa quelques paroles gracieuses et disparut avec ces dames pour aller Caire

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