‹ Marie dans le dogme catholique (volume 2)Chapitre 104 sur 154 · A52 MARIE DANS LE DOGME · texte numérisé non relu

A52 MARIE DANS LE DOGME

célèbre Serry : « Ego quidem mihi facile persuaserim, B. Virginem, ex quo momento de virginilale ac de usu conjugii copit cogitare, vovisse peculiari instinclu Spirilus sancli, quo novit id genus sacrifici Deo esse gratissimum. An autem id fuerit primum momentum usus ralionis, quis cerlo definiet? » (Exercit. 20, n° v).

Il est incertain aussi, si ce fut elle la première à faire un tel vœu. D’autres avant elle avaient gardé une perpétuelle virginité. Sans parler des vestales, et en nous restreignant au seul peuple hébreux, on s'accorde d'ordinaire à reconnaître la perpétuelle virginité de Josué, d’Elie, d’Elisée, de Jérémie, de Daniel et de ses deux compagnons. Communément toutefois, théologiens et écrivains ascetiques enseignent qu'ils embrassèrent la virginité, sans s’y obliger par un vœu. Suarez cependant, plus prudent, retient la chose comme incertaine. Nous manquons absolument de données pour nier que ces hommes aient fait le vœu de virginité, et par suite pour affirmer que Marie fut la première, et ce serait sa gloire, à émettre un tel vœu, dont on ne trouverait aucun exemple antérieur. En tous cas Marie reste toujours la première des vierges, par son amour intense et extraordinaire de la vertu angélique, et par la façon absolument parfaite dont elle fit honneur à sa promesse.

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