‹ Marie dans le dogme catholique (volume 2)Chapitre 111 sur 154 · III p. Œ. XIV, art, I · texte numérisé non relu

III p. Œ. XIV, art, I

vie, terrible à tous, comme dit saint Augustin, non par un effet de faux préjugés, mais par une mystérieuse répugnance de la nature, mortem horret non Opinio, sed natura. En acceptant volontiers la mort, Marie parfit sa ressemblance avec Jésus, nous traça la voie à suivre et acquit le droit d’être la protectrice particulière des chrétiens mourants, qui ont alors toute raison de demander son assistance pour le moment suprême. Ces raisons qui démontrent combien il fut convenable pour Marie de se soumettre à la mort, ne perdent rien de leur force ‘en face de l’Immaculée Conception. L’immortalité de Marie n’est en rien indissolublement liée à ce privilège. Cette connexion intime fut imaginée un temps par les adversaires de l’Immaculée Conception ; de la mort de Marie ils voulaient tirer argument pour dire qu’elle fut soumise à la faute originelle. Les négateurs dela mort de Marie reprennent l’argument en sens opposé : Marie fut immaculée, donc elle ne devait, elle ne pouvait mourir, « Il est de foi et d’un raisonnement absolument inéluctable, dit Guastalla, que Marie concue sans péché ne pouvait être soumise à la mort, punition du péché. Marie naquit sans la faute originelle, elle ne pécha ni ne pouvait pécher; Marie était Mère de Dieu; donc Marie ne pouvait mourir ; la mort signifie en effet la séparation de l’âme et du corps : celle-ci va au jugement de Dieu, celui-là retourne en poussière, etc. » (1)

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