‹ Marie dans le dogme catholique (volume 2)Chapitre 116 sur 154 · Disp. 21, sect · texte numérisé non relu

Disp. 21, sect

est hors de doute, c’est que l'Eglise, dans cette fête, entend rappeler l'entrée même corporelle de Marie au ciel. De fait, l'Eglise nous fait lire à cette occasion les homélies de saint Jean Damascène et de saint Bernard, où l’assomption du corps de Marie au ciel est affirmée dans les termes les plus clairs et les plus explicites. Le peuple fidèle est si convaincu que, dans cette fête de la Vierge, on affirme et on célèbre l’exaltation de son corps, que le prédicateur qui la mettrait en doute, en faisant le panégyrique de cette fête, donnerait scandale.

Il faut donc dire que l’assomption corporelle de Marie est un dogme de foi, et que refuser d’y croire serait hérétique ? Non, ce serait là une affirmation exagérée. Quelque théologien la soutint, Catharin par exemple, mais ce n’est là qu’une voix isolée. Dire que l’assomption corporelle de Marie est définie est exagéré, mais ce serait tomber dans l'excès contraire, de penser qu’on puisse librement la nier. Aller contre une doctrine préchée explicitement depuis tant de siècles par les Pères, les théologiens, les Pasteurs, la liturgie et crue unanimement par tout le peuple fidèle, serait d’une témérité incroyable. C’est précisément la note théologique communément infligée à la sentence qui nie l’assomption corporelle de Marie. Ecoutons à ce propos quelques voix autorisées.

« Disons tout d’abord, écrit le P. Terrien (1), que

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