‹ Marie dans le dogme catholique (volume 2)Chapitre 127 sur 154 · De Festivit. ad 6 id. sept · texte numérisé non relu

De Festivit. ad 6 id. sept

de Nicolas 1°" (+ 870), fait allusion à la dispute sur l’Assomption, maisil s’abstient de toute définition, se montrant toutefois enclin à reconnaître que le corps de Marie a droit à une gloire singulière : « Hoc tamen cum universali Ecclesia certissime et credimus et confitemur, quia sireverendissimum illud corpus, ex quo Deus est incarnalus adhuc alicubi in terra celatur, revelalio ulique illius ad destructionèm Antichristi reservatur » (1).

Le méme doute se retrouve chez quelques autres écrivains de cette époque, comme on peut le voir dans l’histoire de Noël Alexandre, sect. n. ch. IV, art. 3, où il est parlé du livre du pseudo-Meliton.

Mais ce n'étaient là que des voix éparses incapables de rompre le concert universel en l’honneur de la glorification totale de Marie.

A réduire l’impression qui pouvait naître de la fausse lettre de saint Jérôme, servit beaucoup un autre document, apocryphe lui aussi, mais de beaucoup d’éloquence et de clairvoyance: la lettre attribuée bien longtemps à saint Augustin. Elle fut écrite à dessein, pour défendre le sentiment commun des fidèles et de l'Eglise contre les opinions divergentes qui apparaissaient ça et là. Voici comme elle raisonne: « Il y a certaines choses qui, bien que l’Ecriture n’en fasse pas mention, sont acceptées comme vraies par déduction rationnelle, appuyée, basée sur la convenance même des choses. Par exemple,

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