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permises dans les autres branches de l’activité intellectuelle ; mais les théologiens, eux aussi, — gens si pondérés, si circonspects en leurs sentences, procédant toujours, en chaque question, avec mille scrupules et sous la préoccupation souveraine de n’affirmer que ce qui leur paraît incontestable, — les théologiens ont écrit sur la beauté de Marie, des pages splendides, vibrantes d’un admirable souffle poétique. Qu'il soit permis, à titre d'exemple, de citer Denys le Chartreux : « De la plante des pieds au sommet de la tête, rien ne fut en Marie, dans son corps ou dans son âme, d'indécent, de repréhensible, ou d’inconvenant : bien au contraire, tout en elle, fut œuvre très belle de la divine sagesse, sans aucune superfluité, accompli en perfection et en beauté. Il n’en pouvait être autrement. En effet s'il convenait à cause de son union personnelle avec Dieu, que l'humanité de Jésus-Christ fut ornée de toute perfection de grâce et de nature, il était de même nécessaire que la personne de sa mère fut, après Jésus, ornée de tout don parfait, puisqu’après l’union hypostatique, aucune ne s’en rapproche davantage que l’union de Marie avec Dieu » (1).
1. « À planta pedis usque ad verticem capitis, nihil penitus fuit in Virgine, neque in corpore, neque in anima indecens, reprehensibile, indecorum ; imo totum fuit circino divine sapientie efformatum, pulcherrime circumcisum, ab omni superfluitate plenissime ac speciosissime operatum. Sicut enim Christi humanitatem decuit, propter unionem hypostaticam omni perfectione nature et gratiæ in termino præfulgere, ita
ipsius Genitricis personam post Christum oportebat in omnibus sic ornari, quoniam post hypostaticam unionem, non est
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Plus loin, nous aurons lieu de connaître l'opinion des autres lumières insignes de la théologie, non ‘seulement récentes, mais encore anciennes ; et même parmi les anciens scolastiques, on ne trouve aucune voix discordante dans le concert de louanges décernées à la beauté de Marie.
Si des scolastigues nous remontons aux Pères, nous trouvons que déjà ils ont exalté les qualités corporelles de Ja Vierge. Saint Anselme parle ainsi de Marie: « O Vierge belle à regarder, aimable à contempler, suave à aimer, combien vous surpassez la capacité de mon cœur ! » (1).
Saint Pierre Damien écrit à son tour : « Le soleil etla June restent dans la stupeur devant la beauté de la Vierge. »
Avant lui déjà, Georges de Nicomédie avait dit : O pulcherrima pulcriludo omnium pulcriludinum ! O Deigenilris pulerorum omnium summum ornamenturm (Orat. in pres. Deip.).
Dans le poème De Christo patiente, attribué par certains è saint Grégoire de Nazianze, poème en tous cas très ancien, on lit: «0 Virgo que forma inter celeros preis! — 0 Vierge qui tient le premier rang par la splendeur de ta beauté ! »
Et ce ne sont pas là les témoignages les plus
alia tam vicina, ut unio Matris Dei cum illo Filio suo ». (De laud. Virg., 1.1).
1. « 0 pulchra ad intuendum, amabilis ad contemplandum delectabilis ad amandum, quo evadis capacitatem cordis mei » (or. 51 (62) P. L. Lvu, 55).