‹ Marie dans le dogme catholique (volume 2)Chapitre 61 sur 154 · Lib. vi in Gant · texte numérisé non relu

Lib. vi in Gant

dans sa célèbre lettre au moine Grégoire qui l’avait interrogé sur l’accroissement en grâce de Marie au jour de la Pentecôte, comment Marie aurait-elle pu recevoir une augmentation quelconque de grâce depuis la Conception de son Fils, elle que l’Ange avait proclamée pleine de gràce?... La plénitude ne comporte aucune lacune, car où se trouve la plénitude de grâce, il n’est plus possible d’y ajouter une grâce nouvelle » (1). Mais Pierre le Vénérable n’eut dans cette opinion que très peu de disciples. En réalité, il répugne trop au bon sens illiminé par la foi, de dire que Marie, par les ceuvres insignes accomplies par elle après sa maternité divine, ne soit pas devenue plus agréable au Seigneur, plus digne de la haute mission qu'il lui avait confiée, qu’elle n’aiten somme progressé, ni dans les mérites, ni dans la sainteté. « Qui jamais pourra douter, se demande le célèbre Dominicain Soto, que les mérites devant précéder la récompense, Marie dans les incomparables vertus exercées par elle depuis son divin enfantement, n’ait eu aussi une gràce qui soit devenue plus grande et plus excellente de jour en jour? Elle a été pleine de gràce avantla conception de son Fils, dans la mesure convenable pour qu'elle devint mère de Dieu; mais cette grâce n’a pas été absolue dans sa plénitude, à ne pouvoir jamais plus augmenter » (2).

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