‹ Marie dans le dogme catholique (volume 2)Chapitre 63 sur 154 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

grace, de votre gloire et de votre félicité, voici que je sens mes forces défaillir et ma langue se paralyser (1). »

« La Sainteté de Marie est si prodigieusement grande, que Dieu seul et son divin Fils sont capables d'en mesurer l’étendue (2) ».

IV. La sainteté de Marie ne fut jamais obscurcie par aucune ombre de péché, même véniel. — Affirmation de l'Eglise. — Raisons. — Objections.

Si l’on veut toutefois se faire une idée autant que possible analytique et détaillée de la sainteté de Marie, il sera bon d’étudier les conséquences que cette sainteté entraîne nécessairement. Saint Thomas en énumére deux, dans son Commentaire de l’Ave Maria, d’une très grande importance, l’une et l’autre, et qui mettent dans le plus grand jour la splendeur surnaturelle de Marie : ce sont l’exemption d’une faute quelconque en tout le cours de sa vie, et la pratique constante de toutes les vertus compatibles avec son état d'innocence : « Gratia Dei, dit l’Angélique Docteur, datur ad duo, scilicet ad bonum operandum, et ad vilandum malum, el quantum ad isla duo perfeclissinam graliam habuil beata Virgo ».

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