‹ Marie dans le dogme catholique (volume 2)Chapitre 80 sur 154 · De Incarn: 1 XIV · texte numérisé non relu

De Incarn: 1 XIV

fleur était tombée. Le virginal rameau de Jessé porte ensemble le fruit et la fleur, le fruit parfait et la fleur toujours fraîche. J'ai vu l'étoile lancer joyeusement son rayon dans l’espace; j’ai vu le rayon traverser les ondes transparentes de l’air; mais ni l'étoile n’était altérée du départ du rayon, ni les ondes de l’air troublées de son passage: J’ai suivi le mouvement de mon verbe intérieur, de ma pensée, elle est sortie de mon esprit, et j'ai senti que mon esprit ne perdait rien de son incorruptible substance, rien de son inaltérable paix. Ainsi, la Vierge, mère de la lumière incréée, du Verbe fait homme. Traitée avec honneur par son fils respectueux et tout puissant, elle n’a point eu à gémir sous le poids de la malédiction qui condamna jadis, la mère des vivants et ses tristes filles, à la flétrissure et aux déchirements des enfantements douloureux » (1).

Nous ne croyons pas possible une autre explication de la virginité de Marie, dans la naissance de son fils.

Le troisième élément intégral du dogme de la virginité de Marie, c’est qu'elle est restée toujours vierge. Toujours elle fut le temple chaste du saint Esprit, qu'aucun hymen vulgaire ne viola jamais. Elle fut vraiment la porte orientale réservée au seul passage du Seigneur. Son fils premier-né Jésus, fut aussi son fils unique, et dans son cœur reconnaissant qui ne battit jamais que pour lui, elle ne désira jamais d’autre fils.

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