‹ Marie dans le dogme catholique (volume 2)Chapitre 97 sur 154 · IX. Conclusion · texte numérisé non relu

IX. Conclusion

Que reste-t-il donc de toutes les difficultés accumulées par la critique ? elles s’évanouissent comme neige au soleil. En effet, après ce qui fut dit, le lecteur ne sera plus impressionné, en entendant Herzog dire : « Rendre compte du titre de Fils de Dieu, expliquer comment Jésus avait Dieu pour père, tel fut donc primilivement le but de la doctrine de la conceplion virginale. Explicalion éphémère s'il en ful ! »

Précisément : explicalion éphémère s’il en fut,.... celle d’Herzog ! Jésus aurait été cru Fils de Dieu par les chétiens de tous les siècles, même si le mys-

tère de son origine n’avait jamais été révélé ; car sa divinité est prouvée par bien d’autres arguments. Et par suite c'est vraiment une explication éphémère, celle qui consiste à dire, que la doctrine de la conception virginale fut inventée, pour expliquer le titre de Fils de Dieu donné à Jésus ! il est Fils de Dieu, non par la nature humaine reçue de Marie, mais par la nature divine qu'il eut du Père, dès l'éternité.

De quel droit Matthieu fit-il usage de la prophétie d’Isate, nous l'avons dit plus haut : inutile de nous répéter.

Nous pouvons donc, avec raison, redire de nos modernes adversaires, ce que Petau concluait contre les anciens Antidicomarianites : « Quant aux arguments par lesquels les ennemis de la parfaite virginité de Marie cherchent à étayer leur impie hérésie, ils sont des plus fragiles, et, de plus, quelle que soit leur valeur, ils ont été très habilement résolus par les Pères grecs et latins, dont j’ai invoqué l’appui et le témoignage. Dans une question déjà si amplement traitée et facile, inutile de perdre davantage son temps et celui du lecteur (1). »

« 1. Denique quod illa spectat argumenta, quibus integerrimæ virginitatis hostes, impiam hæresim utcumque fulcire tentabant, ea tum levissima sunt; tum cujusquemodi tandem habeantur, valentissime propulsata sunt, abiis, quos hactenus testes illos et patronos citavi, gracis latinisque Patribus, Basilio, Epiphanio, Ambrosio, Hieronymo, et cæteris. Nec opere pretium videtur, in re tam expedita et facili, et meo et lectoris otio abutentem diutius insistere. » (De Incarnat. XIV C. III, n. 13).

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