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a. De festis B. V., c. xIv; n. 6.
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IV. Marie dut son éducation à la grâce divine pius qu'aux hommes
Quelle que soit l'opinion qu’on veuille embrasser au sujet de la Présentation, il est certain que Marie fut plus qu'aucune autre enfant des hommes, dans son éducation, une élève de la grâce. La chose théologiquement ne peut avoir l’ombre d’un doute. Mais même au point de vue historique, l'Evangile nous en dit assez pour nous donner une pleine certitude. A peine était-elle fiancée à Joseph que l’Ange apparut à Marie et la salua en ces termes : « Je vous salue pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. » Le Seigneur donc était avec Marie. IL est évident qu'il n’y est pas venu seulement au moment de la salutation de l'ange ; mais qu'il devait y être déjà auparavant. L'Ange n’exprime pas un souhait, mais constate un fait qui lui arrache un salut aussi respectueux. « Le Seigneur est avec vous. » Cela veut dire qu’il avait toujours été avec Marie, afin de développer la grâce qu'il avait déposée dans son àme en la préservant de la faute originelle. Nicolas, après avoir décrit la misère dans laquelle la Providence avait permis que tombât la famille de Marie, ajoute : « Dans cette abjecte condition, Marie avait une âme plus que royale, une âme angélique, divine. Jamais princesse, jamais fille née dans le palais des plus puissants monarques, n’a recu une éducation si supérieure etn'en a porté de plus dignes fruits. Marie, en effet, comme nous l’avons montré déjà, avait pour institutrice
la Grâce et pour précepleur le Verbe : le Verbe qui élevait lui-même sa Mère, et la formait à cette divine destination. La Grâce est une éducation infuse, qui ne détruit pas la nature, mais l’élève et l’enrichit. Qui n'a vu de ces élèves de la Grâce offrant, dans les conditions les plus vulgaires de la société, toute la fleur du sentiment, toute la noblesse de caractère, toute la distinction de conduite et même de manières qu’on trouve à peine dans les rangs les plus élevés ? Que devait donc être Marie, pleine de gräce dès sa conception, formée par l’heureux concert de toutes les Vertus bien mieux qu’elle ne l’eut été par les Muses, enrichie de tous les dons du Saint-Esprit pour être son Temple; douée de toutes les inspirations de la Sagesse éternelle pour être son Siège ; éclairée enfin de tous les rayons d’en-haut par le Père des lumières pour être sa Fille et la Mère de son Fils. »
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