III. Marie et la Pentecôte
Il faut dire que bien d’autres fois, dans les quarante jours qu’Il resta sur terre après sa résurection, Jésus s’est entretenu avec sa mère, et qu’elle fut présente à la scène émouvante de son Ascension. Ce qui est hors de doute, attesté explicitement par les Actes des apôlres, c'est que Marie fut présente au
le temple, sous le portique de Salomon ; tous les jours ils célébraient le banquet eucharistique, s’aimaient comme des frères, ne formaient qu’un cœur et qu’une âme ; pleinement détachés des biens d’icibas, ils mettaient en commun tout leur avoir; les veuves élaient particulièrement protégées et les plus vertueuses parmi elles exercaient l'office de diaconnesses : c étaient, en d’autres termes, les sœurs de charité d’alors. En même temps commençait à paraître cà et là l'institution des vierges saintes. Maintenant il n’est plus difficile de croire, qu’étant donnée la teneur générale de cette vie, Marie fut la plus assidue et la plus fervente dans la prière, la plus dévote au banquet eucharistique, à cette ineffable union avec son fils; la plus détachée des biens de la terre, la plus prompte à secourir les besogneux et à assister les veuves, enfin le vrai modèle des vierges.
Modèle sublime de vertus, Marie dut être encore pour le premier noyau de la communauté chrétienne un objet de singulière vénération. Il ne faudrait rien comprendre au cœur humain, pour ne point admettre que ceux qui étaient prêts à donner leur sang pour Jésus, n’étendissent point leur enthousiaste dévouement à sa mère. Il était impossible que l’enthousiasme suscité par le Maître ne s’adressàt pas aussi à celle qui l’avail mis au monde, et ne lui donnàt pas une place très distincte dans l'esprit et les sentiments des premiers disciples. En fait de juridiction, elle n'en possédait aucune, n'avait
point d'ordres à imposer ; mais tous devaient être persuadés que d’elle seulement on pourrait avoir les information les plus sùres et les plus désirées sur Jésus. Les détails de la vie humble et cachée, menée pendant trente ans par Jésus à Nazareth, à qui les demander, sinon à celle qui avait toujours été sa compagne, à Marie? Nous ne pouvons qu’imaginer Marie, objet de continuelles interrogations, surtout de la part de ceux qui arrivaient nouvellement à la foi. Marie était le portrait vivant et parlant de Jésus: mêmes traits de visage, mêmes gestes, même son de voix, surtout même caractère humble et doux. Ceux qui avaient connu Jésus, devaient en voyant Marie, se croire encore en la présence du Maître, et ceux qui ne s'étaient point intéressés à Lui quand il était en vie, mais n’avaient embrassé la foi qu’ensuite de la prédication apostolique, devaient se sentir irrésistiblement attirés vers Marie, pour se former une idée plus concrète et plus vive du Rédempteur. Nous savons qu'un jour une femme après avoir entendu prècher Jésus, qu’elle ne regardait d’ailleurs que comme un simple prophète, se mit à s’écrier, pleine d’enthousiasme : « Bienheureux le sein qui ta porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Qui pourra penser que les sentiments de cette femme vis-à-vis de Marie, n’aient été les sentiments des premiers chrétiens?
le temple, sous le portique de Salomon ; tous les jours ils célébraient le banquet eucharistique, s’aimaient comme des frères, ne formaient qu’un cœur et qu’une âme ; pleinement détachés des biens d’icibas, ils mettaient en commun tout leur avoir; les veuves étaient particulièrement protégées et les plus vertueuses parmi elles exerçaient l'office de diaconnesses : c étaient, en d’autres termes, les sœurs de charité d’alors. En même temps commençait à paraître cà et là l'institution des vierges saintes. Maintenant il n’est plus difficile de croire, qu’étant donnée la teneur générale de cette vie, Marie fut la plus assidue et la plus fervente dans la prière, la plus dévote au banquet eucharistique, à cette ineffable union avec son fils; la plus détachée des biens de la terre, la plus prompte à secourir les besogneux et à assister les veuves, enfin le vrai modèle des vierges.
Modèle sublime de vertus, Marie dut être encore: pour le premier noyau de la communauté chrétienne un objet de singulière vénération. Il ne faudrait rien comprendre au cœur humain, pour ne point admettre que ceux qui étaient prêts à donner leur sang pour Jésus, n’étendissent point leur enthousiaste dévouement à sa mère. Il était impossible que l’enthousiasme suscité par le Maître ne s’adressàt pas aussi à celle qui l’avait mis au monde, et ne lui donnàt pas une place très distincte dans l'esprit et les sentiments des premiers disciples. En fait de juridiction, elle n'en possédait aucune, n'avait
point d'ordres à imposer; mais tous devaient être persuadés que d’elle seulement on pourrait avoir les information les plus sùres et les plus désirées sur Jésus. Les détails de la vie humble et cachée, menée pendant trente ans par Jésus à Nazareth, à qui les demander, sinon à celle qui avait toujours été sa compagne, à Marie? Nous ne pouvons qu’imaginer Marie, objet de continuelles interrogations, surtout de la part de ceux qui arrivaient nouvellement à la foi. Marie était le portrait vivant et parlant de Jésus: mêmes traits de visage, mêmes gestes, même son de voix, surtout même caractère humble et doux. Ceux qui avaient connu Jésus, devaient en voyant Marie, se croire encore en la présence du Maître, et ceux qui ne s'étaient point intéressés à Lui quand il était en vie, mais n’avaient embrassé la foi qu’ensuite de la prédication apostolique, devaient se sentir irrésistiblement attirés vers Marie, pour se former une idée plus concrète et plus vive du Rédempteur. Nous savons qu'un jour une femme après avoir entendu prècher Jésus, qu’elle ne regardait d’ailleurs que comme un simple prophète, se mit à s’écrier, pleine d’enthousiasme : « Bienheureux le sein qui ta porté et les mamelles qui t'ont allaité ! » Qui pourra penser que les sentiments de cette femme vis-à-vis de Marie, n’aient été les sentiments des premiers chrétiens?