Tillemont, note 11, p. 267. — Vigouroux, diclion. : Anne
a. Cfr. Tillemont, . c. et Trombelli, Hist. Maria, sec. 1, diss. vit, q. 5.
Seleucus voulut faire passer comme œuvre de saint Matthieu ; un troisième écrit, toujours sur la naissance de la Vierge, regardé pendant longlemps et par beaucoup comme l’œuvre de saint Jérôme ; une lettre attribuée à saint Evode, successeur de saint Pierre d’Antioche (1).
Dépouillées de l'efflorescence luxuriante de détails, tantòt puérils, tantôt ridicules, toujours extravagants et incroyables, qui les recouvre, et pour ainsi dire les Ctouffe, les indications contenues dans ces livres, au sujet des parents de Marie, se réduisent à ceci : ils s’appelaient Joachim el Anne. Ils n’eussent pas été privés d’une certaine fortune. Ils étuient toutefois généreux et détachés des biens de la terre. Ils faisaient trois parts de leurs revenus : une pour le temple ; une autre pour les pauvres ; la troisième était réservée à leurs besoins domestiques. Le Seigneur les avait soumis à une épreuve qui devait être bien dure pour deux époux juifs, de la tribu de Juda, vivant dans la plénitude des temps, alors que tout descendant de David caressait avec un saint orgueil l'espérance de voir le Messie naître de sa propre famille. Anne et Joachim, comme leurs parents Zacharie et Elisabeth, avaient atteints un âge très avancé, sans que leur union conjugale eut été féconde. Cela rendait leur vie pénible, les exposait aux mépris tacites ou manifestes de leurs connaissances, Même les apocryphes