‹ Marie dans le dogme catholiqueChapitre 9 sur 92 · Cfr. Exercit. xVII · texte numérisé non relu

Cfr. Exercit. xVII

MARIE. — T. Ill. 2

contrèrent de l'indifférence ou de la défiance. Saint Jérôme par exemple, tout en sachant que par les apocryphes le père de Marie est appelé Joachim, n’est pas très éloigné d'admettre qu'il s’appelait Cléophas. Dans le livre contre Helvidius, c. vu, il dit ouvertement et il le répète ailleurs que Marie de Cléophas, femme d’Alphée était sœur de la Vierge. Cléophas serait donc le nom du père et non du mari de Marie, et par suite le nom du père de la Vierge. Ce n’est pas le cas ici de discuter la valeur de cette opinion de saint Jérôme ; pour nous, nous l’avons déjà écartée ailleurs en parlant des frères de Jésus. Cependant le sentiment de saint Jérôme nous démontre que l’église latine n'avait encore accepté aucune tradition sur le nom du père de Marie. Ce qui est confirmé par les paroles attentivement considérées de saint Augustin que nous avons citées plus haut. Cette même incertitude au sujet des parents de Marie, nous la trouvons encore à la fin du x1° siècle. Voici comment parlait alors saint Pierre Damien, serm. ni sur la Nativité: « Certains désireux de savoir plus qu'il n’est permis de savoir, poussés par esprit de curiosité vaine, cherchent à connaître le père et la mère de Marie. S'il y a une chose inutile c'est bien de vouloir savoir ce que l'Evangile a cru superflu de raconter ; s’il y avait vraiment un avantage réel à connaître ces choses. l'écrivain sacré ne les aurait certainement pas passées sous silence (1).

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