SCÈNE VIL
TRISTAN, seul.
Eh ! bien , tu mourras Belge ! ô vieillard téméraire f Tu connaîtras , bientôt , ce que peut ma colère ! Le tems en est venu !.... Tes insolens dédains 5 En ranimant ma haine , ont fixé tes destins ! Durant trois ans entiers , ta superbe arrogance T'a fait résister seul a ma toute puissance ! Toi seul tn me bravas a la cour de Louis ! Et tandis qu'a mon nom tout tremblait au Plessîs, Toi seul secrètement a mes projets contraire. Tu me sus arrêter dans ma vaste cari'ière. Partout je te trouvais ! et c'est encor par toi
Que je perdis enfin la faveur de mon roi !
11 veut , a le servir , que mon zèle s'apprête ; Je dois , des Pays-Bas , préparer la conquête.
En opposant toujours la princesse aux états
A mes projets cachés qu^irnportent leurs débats? L'un veut la royauté ? l'autre la république ? Et bientôt de Louis Padroite politique ,
Par la main de Marie , assure'e au dauphin
Saura de ce pays le rendre souverain.
Mais en servant ici les desseins de la France y
Je prétends , avant tout , assouvir ma vengeance.
Tremble , fier Hugonnet !..,. que j'obtienne ta mort ,
Et je livre Marie et son peuple a leur sort !