‹ Marie de ManciniChapitre 6 sur 13 · MA!, C1NI · texte numérisé non relu

MA!, C1NI

— Grand Dieu! s'écrie-t-elle avec une joie délirante, vous ici! vous, que je pleure! vous, sire!... Puis, s'arrêtant, avec terreur : Ai-je bien ma raison?

— Oui, c'est moi qui vient rendre la sécurité à celle (fui m'a sauv . Mais pourquoi s'abandonner ainsi à des craintes vaines? Ne savez-vous pas que rien ne peut nous désunir, et que lors même que le devoir, L'intérêt de l'État me forceraient à contracter une alliance politi jeur, tout à vous, resterait toujours le même, et qu'il n'est aucun obstacle qui puisse m'en: de vous consacrer mon amour et ma vie?

— Vous vous abusez, sire, dit fièrement Marie en retirant ses mains que tenait le roi et qu'il couvrait de baisers ; vous vous abusez : il existe entre nous un obstacle que vous ne sauriez vaincre.

— Lequel?

— Ma volonté !

— Quoi ! s'écria Louis XIV en se levant brusquement, c'est vous qui voulez rompre aujourd'hui un attachement si noble, si nécessaire à ma vie ?... Marie, est-ii possible?

— Oui , sire , reprit-elle avec amertume , votre amour était ma gloire, mon bonheur mon existence, mais j'aime mieux le perdre que de le partager avec une autre.

— Moi, vous en préférer une autre ? Quel blasphème î Mais vous ne le croyez pas, Marie, vous savez trop bien l'empire que vous avez sur moi. Vous savez que, depuis le jour où je vous ai livré mon cœur, il n'est pas une de ses pensées, un de ses désirs qui ne \iennent de vous. Vous seule avez ma confiance; je ne saurais que faire de ma volonté, de toutes les facultés

de mon àme, si vous ne les dirigiez pas ; et c'est encore pour être guidé par vous que j'ai tout bravé pour me rendre ici. Oui, quel que soit votre avis sur notre jure de m'y soume; s, au

nom du ciel, ne détournez pas ainsi vos ;

— Mon avis, sire, je n'en ai plus. Votre cœur, en acceptant lui-mêr ie vous me pi pos z. me prouve assez ce que je puis attendre. Allez, remplissez les devoirs que votre rang vous impose. L'intérêt de l'État dispose de votre main : donnez-la à cette femme choisie par la reine pour lui laisser garder le sceptre, car il ne sera pas encore de longtemps entre vos mains. Ne vous en flattez pas, sire, c'est pour se conserver la puissance dont j'étais jalouse pour vous, qu'on me sacrifie, et cela sans profit pour votre gloire ni pour celle de la France. L'ambition de la reine se contente de l'héritière d'un petit roi de l'Europe, à la condition de gouverner à sa place et à la voire. Et voilà la grande affaire poli mt vous me proposez d'être complice? Non, sire, mon amitié seule suffirait pour m'engager à vous dissuader d'une telle alliance; mais puisque la simple vue de cette princesse vous séduit au point de trouver ce mariage convenable, donnezvous ce bonheur sans me contraindre à l'approuver; et, puisque le jour qui devait nous séparer est venu, accomplissez votre sort sans penser au mien. Tout est fini pour moi.

— Ingrate! s'écria Louis XIV, c'est quand je viens me soumettre à vous, quand je viens vous supplier d'ordonner de ma vie, que vous m'accusez ainsi !... Vous qui n'ignorez pas les chai nés qui me lient ; vous qui savez la colère que je brave en venant ici vous ju-

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rer de tout sncrifier à notre amour. Aliï Marie, dites un mot, et la princesse de Savoie repart à L'instant pour Turin, et je déclare à sa mère, à la mienne, que le mariage projeté est impossible.

— Moi. sire, vous exposer à tous les ressentiments que ce refus inattendu ferait naître ? Dieu m'en garde ! après l'accueil que vous lui avez fait; après lui avoir prouvé par tant de paroles flatteuses qu'elle vous plaisait, offenser cette jeune princesse par un tel affront, sans autre raison de votre changement que le souvenir d'un amour que vous aviez si complètement oublié à son aspect? Non, Votre Majesté ne peut se rendre coupable d'une action si barbare; et c'était sans doute pour s'affermir contre cette mauvaise pensée qu'elle est venue me consulter, ajouta Marie avec toute l'ironie d'un cœur ulcéré.

— Mon parti est pris, dit le roi, ce n'est plus un conseil que je vous demande. Je ne serai ni un lâche ni un perfide : je ne promettrai point à une autre ce cœur qui ne bat que pour vous. Mais, par pitié, Marie, aidez-moi à supporter le fardeau de haines, de reproches qui va m'accabler. Fort de votre amour, je puis affronter sans peine tout ce qui s'oppose à notre bonheur. Mais ce bonheur m'est nécessaire : il est mon excuse, mon courage, j'en ai besoin pour résister à la voix de ma mère, à la puissance du cardinal ; j'en ai besoin pour résister à la voix de ma mère à la puissance du cardinal; j'en ai besoin pour vivre, pour régner, pour être digne de la France. Enfin, ce bonheur, je puis tout lui sacrifier sans remords... Et toi?...

En disant ces mots avec l'accent de la passion, le roi était aux pieds de Marie; il couvrait ses mains de

baisers brûlants, et dans ses yeux brillait une flamme contagieuse. Marie, émue, tremblante, frémissait de succomber à la prière impérieuse de ce jeune et beau roi si tendrement aimé; mais l'intérêt même de cet amour, dont elle était si heureuse et si fière, lui donna la force d'y résister. En vain Louis XIV eut recours* aux pleurs, au désespoir, aux menaces d'une rupture avec elle, enfin à toutes les armes que le ciel donne à la passion contre la faiblesse.

Marie, domptant par son caractère héroïque l'enivrement de son cœur et ce sang italien qui brûlait ses veines, répondait à tous les entraînements de la passion par ces mots :

— Grâce, sire, votre amour est ma vie ; je mourrai plutôt que de m'en rendre indigne.

Et le roi, comme tous les amants, combattit cette résolution par les serments d'un amour qui devait s'augmenter, s'éterniser même par la reconnaissance. Il alla jusqu'à prouver à Marie que cet entretien nocturne, malgré tous les soins qu'il avait pris pour qu'il restât secret, pouvait être découvert et trahi par les espions du cardinal et de la reine : que ce bonheur, refusé avec tant de barbarie, ne serait bientôt mis en doute par personne, et qu'il aurait à déplorer le double malheur d'avoir perdu Marie sans l'avoir possédée.

— Peu m'importe l'opinion, le mépris des autres, répliquait Marie, c'est au vôtre que je veux échapper. Si le malheur me livre à la méchanceté des gens de votre cour, si la calomnie m'accable, eh bien, vous saurez que cette femme, insultée dans son dévouement, danssa conduite, est pure comme son amour; et si votre cœur est digne de cet amour, il m'en aimera davan-

. Oui, sire, aj< M irie dans tonte l*\

lion d'un sentiment fanatique, oui, mon repos, ma réputation, je les immole sans an bonhenr

aimé» aimée de von?, mon ; idole. La

colère, le mépris, la persécution, je re pour un

mot tendre, pour un reproche de ne. Je don-

nerais le reste de mes jours pour être à vous un moment sans crime. Mais cet amour qui vous rend injuste, barbare, en cet instant, c'est mon seul bien t le seul trésor qui remplace ton çuele

ciel m'a n fuses : et je le perdais en me dégradant à is dans l'abîme où ma sœur est tombée? J s dans ces yeux, dont le feu me dé-

vore, la froideur, le dédain succéder à l'ivresse? Je resterais seule au morde avec le remords d'avoir perdu tant d'amour par une faute? Non, jamais.

— Ah ! Marie, s'écria le roi en la pressant sur son cœur, si la crainte d'être moins aimée t'arme ainsi contre moi, je saurai bientôt te rassurer. Dis un mot et tout ce que je posède est à toi. La France, le trône. la vie entière, rien n'est assez pour payer le bonheur que j'attends; le bonheur que toi seule peux donner.

— Non. jamais, répéta Marie d'une voix étouffée. Et elle s'échappa des bras du r< i.

— Ah ! vous ne m'aimez pas î... s'ecria-t-il du ton ïe pi : : vous ne m'avez jamais aimé !...

Les sanglots de Marie répondirent seuls à cette accusation.

En cet instant la porte s'entr'ouvrit, et la voix de la

nourrice se fit entendre. Elle venait prévenir le roi,

a part de Bontems, que l'officier de garde, allant

être relevé, il était urgent de sortir du palais cardinal,

pendant que l'ami de Bontems pouvait encore protéger leur retraite.

— Adieu, dit le roi la rage dans le cœur ; rappelezvous du moins que vous l'avez voulu.

Et, fermant brusquement la porte, il prit le bras de Bontems qui l'attendait dans le corridor.

Tout à son agitation, Louis XIV ne prit pas garde aux gens qu'il rencontra en traversant la place Bellecour, et ne pensa plus à la crainte d'être remarqué ; il allait même passer le seuil de sa porte comme à l'ordinaire, en maître dont nul n'a le droit d'arrêter les pas, lorsque son valet de chambre le retint et l'obligea à rester tranquille pendant qu'il parlait aux gardes de la porte. Un moment après, Louis XIV se trouva dans son appartement, sans soupçonner par quelle prudence indiscrète Bontems avait assuré le retour de Sa Majesté à la suite de cette visite nocturne.

Le lendemain, mademoiselle de M an ci ni, trop souffrante pour se rendre auprès de la reine, la fit prier de l'excuser. Ce jour devait être consacré aux visites proques des princes et princesses de la cour de France et de Savoie. Le marquis de Mancini, n'apercevant point sa sœur Marie parmi les filles d'honneur de la reine, pensa qu'elle était malade, et vint la voir aussitôt que ses devoirs de cour le lui permirent; car, depuis son ambassade en Angleterre, le roi le traitait avec une affection toute particulière; il était assidu à

lui faire sa cour et à l'accompagner dans toutes les visites que faisait Sa Majesté.

— M'expliqueras-tu ce qui se passe ici? dit Mancini

en aborda nt sa s< ur. Le roi nous fait dire d'être à le suivre ce matin de bonne heure chez Madame Royale et chez la princesse Marguerite ; cet empi • ment nous fait croire à tous qu'il ne veut pas perdre un moment pour s'engager de tout cœur dans ce mariage, et voilà qu'au lieu d'aborder la princesse et sa fille avec la grâce et la cordialité qu'il a mises à les recevoir hier, il prend un air glacial, leur parle avec embarras, évite, dans sa conversation compassée, le moindre mot qui pourrait se rapporter au motif de leur voyage, et les quitte bientôt sans leur laisser aucune illusion sur l'espoir d'avoir pu lui plaire. La cour de Savoie a paru stupéfaite de ce changement subit, et je crois que la nôtre n'en sera pas moins surprise. Peutêtre es-tu la seule personne qui n'en soit pas étonnée ; mais tu dois bien un peu de confiance à ton frère ; les circonstances sonl graves : je pourrais commettre quelques fautes par ignorance ; c'est à toi de m'apprendre ce que j'ai à faire, et surtout à répondre à la foule des curieux qui me questionnent à ce sujet.

— Le roi, dis-tu, a revu froidement la princesse Marguerite ? dit Marie avec une véritable surprise.

— Si froidement , reprit-il , que c'est un ce qu'elle a reçu, personne n'en doute.

— C'est impossible ; le duc de Savoie arrive demain pour dresser les articles du contrat avec mon oncle : il n'a voulu venir que sur une parole positive.

— Eh bien , cette parole sera révoquée. Vraiment , ce n'est pas la première fois que les grands rois se sont

moqués des petits princes. Mais je suis bien niais de Rapprendre cette nouvelle, reprit Mancini en souriant, tu la sais mieux que moi.

— Non , je te le jure, reprit Marie de l'air de quelqu'un qui cherche à comprendre un fait inexplicable, la dernière fois que le roi m'a parlé, il paraissait décidé à ce mariage. Hélas, ajouta-t-elle les yeux pleins de larmes, tu as pu le voir, je n'ai pas assez caché la peine que j'en éprouvais.

— Tant de résignation , de douleur, l'auront touché peut-être. Mais la reine n'a pas le cœur si tendre, et quand Madame Royale lui aura dit comment...

— Ah! mon Dieu, s'écria Marie, je frémis des scènes qui vont avoir lieu ! et c'est moi , qui me soumets à tous les sacrifices pour lui, pour sa mère ; c'est moi qu'on va accuser de cet affront , moi qui ne doit plus le revoir, moi qui n'ai plus que sa haine, je vais voir toutes ces colères fondre sur moi.

— N'aie pas cette crainte, dit Mancini, ému du désespoir où il voyait sa sœur. Si le roi se maintient dans la résolution de rompre avec la cour de Savoie, c'est qu'un protond sentiment le domine et qu'il le préfère à tout ; ce fait une fois prouvé, on ne se fera pas l'ennemi d'une telle puissance. Si la reine, la politique et la faiblesse l'emportent, eh bien , l'on te plaindra , et tous les envieux, charmés de ton malheur, loin de t'accabler, prendront ta défense; ainsi, console-toi, chère Marie, et, au lieu de rester ici à pleurer, songe à reparaître demain à la cour comme à l'ordinaire. Les fêtes ordonnées pour l'arrivée du duc de Savoie ne peuvent se décommander : il faut qu'on t'y voie ; il faut que ta présence prouve à tous que le mariage se fait

par ton consentement ou se manque par ta puissance.

— Mais si tu savais ce que je souffre ; dans quel état me plonge ce que tu m'apprends. La joie . la douleur, la crainte, l'espoir , m'agitent à tel pont, jue ma raison y succombe ; apprends donc que j'ai vu le roi, ici, eu secret, et qu'après une scène violente , il m'a quittée en me disant un éternel adieu.

— Ah î tout m'est expliqué , maintenant, s'écrî marquis, il aura voulu mettre à prix le renvoi de la princesse ; tu auras fait la généreuse, la cruelle , sans doute, et cela aura achevé de le rendre fou d'amour.

— N'insultez pas par ce ton léger intimente que tous ne comprendrez jamais , dit M trie vivement

■ voir ainsi l'esprit positif et plaisant de son frère traiter si gaiement la situation la plus grave pour elle.

— Marie, peux-tu bien m'accuser de rire de ce qui nous intéresse tous les deux si vivement? non , je sens

ii toute l'importance de ces refus . mais j'en éprouve une joie que je ne saurais di - e avec

toi; j'aurai bien assez a faire de la cacher aux autres ; vraiment, ne te fâche plus, ma bonne petite sœur, ajouta-t-il en prenant la main de Marie; tu sais bien que ton bonheur est la fortune et l'ambition de toute la famille ; car mon oncle a beau vouloir se démener de son mieux pour avoir l'air de vouloir marier le roi, on sait fort bien que penser de son : même, dont la jalousie ne te pardonne pas d'être plus aimée qu'elle ne l'a jamais été, Olympe fait des vœux pour e prétend que le roi, comme tous les en-

fants troplongtemps soumis à des tuteurs trop sévères,

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est capable de se révolter un beau jour à ton profit.

— Mon ambition ne s'abaisse pas jusque-là, reprit fièrement Marie, je ne veux que son cœur. C'est là le seul empire où je veuille régner.

— Je le conçois , cela suffit à ton âme romaine , dit en souriant Mancini ; mais nous autres simples courtisans, nous aimons à tirer d'une bonne position tout ce qu'elle peut rapporter, et c'est surtout dans les entreprises où il n'y a point de honte à succomber qu'on doit pousser l'audace aussi loin que possible.

— Et c'est le soupçon de ce projet téméraire qui arme contre moi la reine, les princes et jusqu'aux rois de l'Europe; par pitié, cher Philippe, détruis cette, funeste idée dans l'esprit ambitieux de la comtesse de Soissons, ou tu me verras bientôt menacée, poursuivie, exilée même; car je le connais , le roi ne résistera pas à tant de voix puissantes demandant ma mort. Oui , crois-moi, je ne survivrai pas au coup porté par sa main ; tout mon courage à braver l'autorité de la reine, la calomnie et cette foule d'envieux acharnés à ma perte serait nul contre lui. C'est son inconstance seule qui peut me tuer.

— Tu ne dois pas la craindre aujourd'hui, qu'il te sacrifie la princesse Marguerite; mais cette grande action mérite récompense ; il ne faut pas laisser refroidir une si belle exaltation. Il faut revoir le roi , le flatter, le tourmenter, l'occuper sans cesse de toi, je sais par Marsillac, son confident, à quel point il t'aime, et que cet amour-là bien conduit peut t'élever très-haut, aussi ne me fais-je aucun scrupule de le servir.

— Et voilà l'ambition qui me ravira tout. Ah ! si tu as pour moi la tendresse d'un frère , frémis de laisser

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voir une telle espérance, dit Marie d'un ton suppliant. C'est cette fatale idée qui sert de prétexte à tout ce qu'on tente pour me flétrir et me désespérer. Ne voistu pas la terreur que cette idée inspire à la reine , à ces ambassadeurs dont chacun a promis à la princesse qui le protège de la placer sur le trône de France? et peux-tu m'exposer ainsi à toutes les vengeances de leur orgueil implacable?

— Dieu me préserve de te livrer par une indiscrétion à la rage cle ces vipères couronnées qui emploieraient peut-être jusqu'au poison pour empêcher ce qu'elles nomment une monstrueuse mésalliance. Il sera temps d'affronter leur colère quand tu l'auras méritée; d'ici-là, je m'engage à être aussi discret, aussi humble que tu le voudras. Je prendrai même, s'il le faut , l'air d'un homme dont la famille est en disgrâce, et tu pourras en juger aujourd'hui même. Voici bientôt l'heure où le roi doit aller au-devant du duc de Savoie, nous sommes tous commandés pour le suivre, puis nous reviendrons présenter le prince à la reine ; ce sera intéressant à voir et tu ne peux manquer ce spectacle, car nous allons faire d'autant plus de frais pour le frère que nous refusons la sœur, et qu'en France il faut toujours racheter un mauvais procédé par beaucoup de politesse. Allons, du courage , va mettre ta plus belle parure, prends cet air noble et gracieux qui séduit jusqu'à tes ennemis, et viens jouir de ton triomphe.

A ces mots, il ambrassa Marie qui lui promit de suivre son conseil.

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