‹ Marie-honnêteChapitre 14 sur 30 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, L'ÉTOFFÉ.

l'étoffé.

Bonjour petit fripon.

Bonjour, belle cousine.

M'"'' FOLIGNY.

Eh bien ! charmant barbon , Etes-vous bien heureux, depuis le mariage?

l'étoffé.

Je suis heureux autant qu'on peut l'être en ménage, Ma femme fut toujours fort mausade ; à présent. Elle a pris l'air grivois, le ton badin, plaisant: Du matin jusqu'au soir, elle rit, chante, danse, Et ne regarde plus du tout à la dépense. Enfin, je suis heureux, à jeter les hauts cris. Le papa Céleri s'ennuyait à Paris, Je viens de l'envoyer loger aux Batignollcs, Avec cinquante écus de rentes espagnoles, Tout en bons sur Cuba.

MÊLETOUT.

Voilà de bon argent!

MARIE, à lEtoffé.

Dandin auprès de vous, n'était que d' la saint Jean.

l'étoffé, ravi.

N'est-ce pas?

MVRIi:.

.Mais je dois vous dire qu'un jeune homme...

iri»-llni,n(*lp. ^

14 MLSÉE DRAMATIQUE,

LKTOFKÉ.

Je ne veux pas savoir même comme il se nomme : Le sliipide pai)a n"eiit-ii pas le dessein D'unir Marie au fils dun compère voisin?

MÈLETOrT.

Je m'en souviens.

.M°"= FOLIGNY.

Sans doute ; hé bien ?

MARIE ^ embarrassée.

Hélas, je pense. Qu'ayant pu . par hasard , faire sa connaissance, J'aurais pu le connaître, et...

l'étoffé.

Bail ! nen parlons pas.

Jallends quelqu'un qui doit porter ici ses pas. Et quil faut qu'à ma femme aujourd'hui je présente : Je lai connu , ma foi, d'une façon plaisante. C'est un garçon ua'ïf qui , pour se délier, Vient apprendre, chez moi , le métier d'épicier.

MÊLETOIT.

n n'est pas dégoûté, (a part.) Mais dans l'épicerie. Ce garçon pourrait bien ne chercher que Marie.

l'étoffé.

Je l'entends . il arrive.

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