ACTE III, SCENE IV
THÉOBALD
Votre mari... Dieu l'a rappelé à lui , et j'oublie le mal qu'il m'a fait...
SOPHIE, même jeu.
Si vous parlez de cet héritage, de celte fortune que l'injustice de votre tante lui a donnée tout entière, sachez qu'en mourant, voire cousin a voulu...
TIIÉOBALD.
Pas un mol. pas un mot de plus... Sophie, vous savez que ce n'est pas là le bien que je regrette!... La fortune !... que me fait la foiluneà inoi ?...0h ! je lui aurais abandonné encore celle que j'avais amassée avec tant de peines, je lui aui'ais tout donné sans regret, et je l'aurais béni, s'il m'avait laissé le seul trésor, le seul bonheur qu'avait lêvé mon âme!. . Mais ce que je vous dis là , vous le savez déjà . Sophie ! Ce n'est pas pour vous parler d'un inlérèi d'argent (|ue ma lettre d'hier implorait un moment d'cntreiien ; je voulais vous dire : Sophie, cet amour que je vous ai voué depuis notre enfance ne s'est pas éteint dans les larmes , il s'est accru dans la douleur! il a grandi dans le désespoir !... et aujourd'hui, comme il y a un an, lout mon bonheur est en vous... aujourd'hui, comme il y a un an. ma vie est entre vos mains.