SCENE III
APPIANI, revenant sui' le devant. A merveille !... encore une heure et j'aurai réussi... {Il s'assied à droite) 11 est enfin venu , ce jour si ardemment souhaité !... Le voilà près de s'accomplir ce rêve que je poursuis depuis une année... Plusd'obstacles à vaincre !... plus d'ennemis à redouter... Marie- Jeanneesl relenuepour quelques jours encore dans cette maison oîi je l'ai enfermée , et Théobald ignore notre retraite... En m'adressant au cœur de Sophie, en lui parlant de sa santé, de la vie de son enfant, j'aisu déjà la conduire ici, où ses ordres sont contrôlés par les miens, où, sans qu'elle le soupçonne, sa volonté est soumise à la mienne .. et bientôt je saurai l'emmener assez loin pour être à jamais délivré de toute accusation , de toute poursuite... (// se lève et va à gauche.) Est-ce bien moi ! moi , queies hommes avaient rejeté si bas, qui ait su déjà m'élever si haut!... Dans un iDslant, Sophie sera à moi, Sophie, la comtesse de Bussières!... et avec elle , le bonheur... la considération , la fortune !...