‹ Marie-Magdeleine; drame en trois actesChapitre 35 sur 86 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ne t'ont pas dit la vérité... Dès le lendemain de notre rencontre chez Silanus, je vins à Béthanie pour t'apprendre qu'un ordre du Procurateur m'envoyait brusquement réprimer, à la tête d'une cohorte, une sédition bizarre qui venait d'éclater aux environs de Jéricho. Les esclaves qui gardent ta porte ne me permirent pas de te joindre, et me répondirent de telle sorte que je n'osai guère insister. .. Je compris qu'ils obéissaient à des ordres si précis et si durs qu'il ne fallait pas essaj^er de les fléchir.»

C'est vrai... Je ne sais plus... J'étais folle et brisée, incapable de voir, de vouloir et d'entendre. Je ne m'étaispas encore réveillée... Il me semblait que je me débattais toujours parmi la foule affreuse du jardin de Simon où j'appelais en vain celui qui m'avait délivrée... Il m'aban-, donnait, lui aussi... Je l'avais inutilement fait cbercher. Nul ne pouvait me dire où il s'était

caché. Ne l'as-tu pas revu? Ne sais-tu pas où il se trouve?.,.

VERUS

Qui?

Le Nazaréen...

VERUS

Ne parlons pas de ce malheureux; ses heures sont comptées...

Ses heures sont comptées?... Que veux-tu dire?...

VERUS

Peu importe; cela ne nous regarde plus et nous ignorerons bientôt tout ce qui ne touche

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