ACTE DEUXIÈME iO
VERUS
\on, tant que je serai là!.
ALARIE-MAGDELEiNE, se jetant convulsivement dans Ip? bras de Veius.
Vérus!...
VERUS, l'ctreignant énergiqiicment.
Sois sans crainte. Rien ne pourra t'atteindre dans ces bras qui se ferment sur toi. La folie de cette terre semble plus contagieuse <jue sa peste et plus tenace que sa lèpre; mais la raison romaine ne vacille pas comme les autres au premier souffle immonde qui s'exhale d'un tombeau. Nous allons couper court. (A Lazare.) Toi, je ne te toucherai pas de mon épée. Elle répugne aux cadavres, même quand ils se promènent et font le métier que tu fais. C'est affaire aux esclaves
de t'indiquer la route qui ramène au sépulcre. Où sont-ils, les esclaves? Mais, avant de partir, regarde bien ceci, et va dire à ton maître que la femme qu'il convoite, — il ne manque, par les dieux, ni de goût, ni d'audace! — a cherché un refuge dans ces bras qui sauront la défendre contre ses maléfices de barbare et ses prestiges puérils. Surtout, rapporte-lui ce que je vais te dire; il comprendra peut-être : sa vie, qui ne sera pas longue après ce qu'il a fait, tient tout entière dans cette main qui te chasse... J'ai dit. Va-t'en; elle ne te suivra pas.
MARIE-MAGDELEINE, essayant de s"arraclier à IVHioiiitc de Verus, cependant ijue dans cet efTurt, se dénoue sa chevelure qui ruisselle sur ses épaules.
Si!...
VERUS, la retenant ilr force.
Qu'est-ce à dire?... Tu veux donc?... (Marie-
Magdolcinc l'ait un geste affirmalif.) ,1e ne comprends