‹ Marie Mignot (volume 2)Chapitre 24 sur 44 · LE MARÉCHAL, MIGNOT, M"»" NACQUART · texte numérisé non relu

LE MARÉCHAL, MIGNOT, M"»" NACQUART

MIGNOT ^ à sa nièce.

Le voilà !

M"'" NACQUART , à part.

Ah ! Lagardie !

LE MARÉCHAL

Comment , Mignot , encore ! . . . On ne pourra donc pas se dire un seul mot sans être relancé par vous ?

MIGNOT

Monsieur le maréchal , c'est une visite pour ma nièce.

M™« NACQUART, rttec intention.

Une visite!. .. et qui donc , mou oncle?

MIGNOT

Parbleu ! c'est Lagardie.

M™^ NACyUART.

Lui à Paris ! . . . quelle surprise ! . . .

LE MARÉCHAL

Eh! mais... Lagardie, n'est-ce pas ce pauvre diable qui s'était fait clerc le jour où vous époasiea un procureur ? . . . Que vient-il faire ici ?

M™" NACQUART

Je ne sais. . , cela pique ma curiosité' j et vous, monsieur le maréchal ? . , .

LE MARÉCHAL

Moi?. . . cki tout. . . je ne suis pas curieux. . . Miguot , dites lui de nous épargner sa visite, et menez-le à ma caisse pour lui compter cent pistoles.

MIGNOT

Mais il n'a besoin de rien. . . Tout ce qu'il de'sire, c'est de voir ma nièce.

M™* NACQUART , observant le maréchal.

Ce bon L;tgardie!

LE MARÉCHAL

Est-ce que vous seriez d'humeur à le recevoir?

M°^® NACQUART

Pourquoi donc pas ?. . . un ancien ami !. . . Oh ! je ne suis pas fière, moi, je ne suis pas de ces gens qui rendent d'un côte' les de'dains qu'ils essuient de l'autre. Mon oncle , veuillez me l'amener.

MIGNOT

J'y vais. Va, je te reconnais , tu es ma nièce.

( // sort à gauche. )

LE MARRCHAL, à^arf.

Eh bien! voilà une situation fort agréable pour moi!

M™« NACQUART

Mais, j'y pense, monsieur le maréchal, notre conversation serait bien insignifiante pour vous... d'ailleurs, je ne suis pas chez moi. . .

LE MARÉCHAL, la retenant.

Da tout... an contraire, restez... je serai charmé d'être là, et de vous voir renouveler connaissance avec un jeune homme qui est votre ancien ami... Ce sera trèsamusant ! ( // s'assied près de la table à droite. )

scÈrvE VIII.

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