LE MARÉCHAL, MIGNOT, M"»" NACQUART
MIGNOT ^ à sa nièce.
Le voilà !
M"'" NACQUART , à part.
Ah ! Lagardie !
LE MARÉCHAL
Comment , Mignot , encore ! . . . On ne pourra donc pas se dire un seul mot sans être relancé par vous ?
MIGNOT
Monsieur le maréchal , c'est une visite pour ma nièce.
M™« NACQUART, rttec intention.
Une visite!. .. et qui donc , mou oncle?
MIGNOT
Parbleu ! c'est Lagardie.
M™^ NACyUART.
Lui à Paris ! . . . quelle surprise ! . . .
LE MARÉCHAL
Eh! mais... Lagardie, n'est-ce pas ce pauvre diable qui s'était fait clerc le jour où vous époasiea un procureur ? . . . Que vient-il faire ici ?
M™" NACQUART
Je ne sais. . , cela pique ma curiosité' j et vous, monsieur le maréchal ? . , .
LE MARÉCHAL
Moi?. . . cki tout. . . je ne suis pas curieux. . . Miguot , dites lui de nous épargner sa visite, et menez-le à ma caisse pour lui compter cent pistoles.
MIGNOT
Mais il n'a besoin de rien. . . Tout ce qu'il de'sire, c'est de voir ma nièce.
M™* NACQUART , observant le maréchal.
Ce bon L;tgardie!
LE MARÉCHAL
Est-ce que vous seriez d'humeur à le recevoir?
M°^® NACQUART
Pourquoi donc pas ?. . . un ancien ami !. . . Oh ! je ne suis pas fière, moi, je ne suis pas de ces gens qui rendent d'un côte' les de'dains qu'ils essuient de l'autre. Mon oncle , veuillez me l'amener.
MIGNOT
J'y vais. Va, je te reconnais , tu es ma nièce.
( // sort à gauche. )
LE MARRCHAL, à^arf.
Eh bien! voilà une situation fort agréable pour moi!
M™« NACQUART
Mais, j'y pense, monsieur le maréchal, notre conversation serait bien insignifiante pour vous... d'ailleurs, je ne suis pas chez moi. . .
LE MARÉCHAL, la retenant.
Da tout... an contraire, restez... je serai charmé d'être là, et de vous voir renouveler connaissance avec un jeune homme qui est votre ancien ami... Ce sera trèsamusant ! ( // s'assied près de la table à droite. )
scÈrvE VIII.