‹ Marie Mignot (volume 2)Chapitre 26 sur 44 · M"« NACQUART , LE MARÉCHAL · texte numérisé non relu

M"« NACQUART , LE MARÉCHAL

LE MARÉCHAL

A quelle scène m'avez-vous exposé I... Me faire essnyer jiisqu au bont tontes les incartades amoureuses de ce petit hourgeois I Vous ne pouviez pas le remettre tout craboi'd à sa place par un refus bien sec?

M™'' NACQUART

Et pourquoi donc un refus? Vous l'avez e'conté, vous voyez, s'il m'aime !

LE MARÉCHAL

Oui, sans doute; mais est-il donc le seul?

M™^ NACQUART

Il ne m'a point ouidie'e; il revient à moi. S'il recberche les honneurs , c'est pour me les faire partager... Ah ! peutêtre aurai-je dû. . .

LE MARÉCHAL

N'achevez pasi... c'en est fait, vous avez pris un tel empire sur moi, que l'itiée seule de vous perdre... Habitué à vous voir , à vous entendre , à ne prendre conseil que de vous, à ne vivre que pour vous , que deviendrais-je si vous quittiez cet hôtel?. . . quelle consolation?. . .

M™^ NACQUART

Un grand cordon . . . ( Moui'ement du maréchal. ) Ah î pardon, ce mot m'est échappé. . . Mon dépit se cache en vain sous un air d'indilTérence (jui est loin de mon cœur. Mais aussi, vous faites-vous un jeu de mes peines?,. . Me soupçonner I . . . ah ! Maréchal ! . . .

AIR du Baiser au porteur.

Dédaignez-moi , fuyez -moi ... Je vous jure Que de ce cœur trahi par vous, hélas!

Vous n'entendrez ni plainte, ni murmure; De ma douleur vous ne rougirez pas.

Que votre orgueil se satisfasse. . , Et je saurai paraître aux yeux de tous , Marie Mignot. 7

( 5o ) Jïeureuse ^pcor d'un cordon, d'une grâce Qui ue doit consoler que vous ! . . .

LE MARÉCHAL

Eh ! qnoi , Madame , des larmes?

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