M"« NACQUART , LE MARÉCHAL
LE MARÉCHAL
A quelle scène m'avez-vous exposé I... Me faire essnyer jiisqu au bont tontes les incartades amoureuses de ce petit hourgeois I Vous ne pouviez pas le remettre tout craboi'd à sa place par un refus bien sec?
M™'' NACQUART
Et pourquoi donc un refus? Vous l'avez e'conté, vous voyez, s'il m'aime !
LE MARÉCHAL
Oui, sans doute; mais est-il donc le seul?
M™^ NACQUART
Il ne m'a point ouidie'e; il revient à moi. S'il recberche les honneurs , c'est pour me les faire partager... Ah ! peutêtre aurai-je dû. . .
LE MARÉCHAL
N'achevez pasi... c'en est fait, vous avez pris un tel empire sur moi, que l'itiée seule de vous perdre... Habitué à vous voir , à vous entendre , à ne prendre conseil que de vous, à ne vivre que pour vous , que deviendrais-je si vous quittiez cet hôtel?. . . quelle consolation?. . .
M™^ NACQUART
Un grand cordon . . . ( Moui'ement du maréchal. ) Ah î pardon, ce mot m'est échappé. . . Mon dépit se cache en vain sous un air d'indilTérence (jui est loin de mon cœur. Mais aussi, vous faites-vous un jeu de mes peines?,. . Me soupçonner I . . . ah ! Maréchal ! . . .
AIR du Baiser au porteur.
Dédaignez-moi , fuyez -moi ... Je vous jure Que de ce cœur trahi par vous, hélas!
Vous n'entendrez ni plainte, ni murmure; De ma douleur vous ne rougirez pas.
Que votre orgueil se satisfasse. . , Et je saurai paraître aux yeux de tous , Marie Mignot. 7
( 5o ) Jïeureuse ^pcor d'un cordon, d'une grâce Qui ue doit consoler que vous ! . . .
LE MARÉCHAL
Eh ! qnoi , Madame , des larmes?