A MADAME A. F
De ton sourire , jeune femme , Oh ! combien j" aime la douceur !
J'ai lu sans peine dans ton âme :
Non , rien ne manque à ton bonheur.
Pour toi Ihorizon de la vie Apparaît pur et radieux ; Et tu peux , épouse chérie , Braver le sort capricieux.
Un homme rempli de science, Entre mille a choisi ta main ; Par ses bontés , sa prévenance .
Les fleurs naissent sur ton chemin.
Aussi de bonheur et d'ivresse , Ta coupe déborde toujours ; De trois enfants la gentillesse S'accroît pour embellir tes jours.
Chaque fois que leur regard d'ange Dans le tien ya se reposer, ïa joie en délire se change , Et , pour leur donner un baiser, Sur ton cœur la main maternelle Les presse et les tient réunis , Gomme on voit l'oiseau sous son aile Serrer tendrement ses petits.
Leur présence te rend joyeuse , Leur nom seul te fait tressaillir ; Alors on te voit , mère heureuse , Te bercer dans leur avenir.
Pour ton cœur, enfin , la famille Est un baume , un rayon de miel , De tes nuits l'étoile qui brille ; Elle est ton univers , ton ciel.
dEElB