A MADAME CF
Toij dont la vue inspire amitié, confiance, Jeune femme poète , il fut doux à mon cœur Ce jour où le hasard me mit en ta présence. Dois-je te le dire? ô Clémence I Je fus près de croire au bonheur
Par un amer chagrin , ton âme encore étreinte
Soupirait : je te vis faire un pénible effort ,
Pour sourire et cacher à mes yeux ta contrainte ;
Mais , en exhalant une plainte .
Ta bouche avait dit : Il est mort l
y III
Grand Dieu! murmurais-tu dans ta douleur extrême, En pressant tour à tour deux anges dans tes bras : Pourquoi m'as-tu ravi la moitié de moi-même?
Ah ! seuls , ces deux êtres que j'aime ,
Seuls me retiennent ici-bas.
Vis , Yis , te dis-je alors , pour tes fils dont le père ,
Te répéta les noms en face du cercueil ;
Vis pour ton cher Harold et pour son jeune frère,
Pour ton Harold , qui , de sa mère ,
Fait déjà la joie et l'orgueil.
Vis pour moi, pour tous ceux dont la voix te réclame , Et qui trouvent accès dans ton cœur généreux. Pourquoi nous dérober les trésors de ton âme?
Dieu t'a fait naître , aimable femme.
Pour plaire et faire des heureux.
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