A MES BIENFAITEURS
C'est à toi seule, ô sympathie, Que je dois le peu de bonheur Qui vient de luire sur ma vie, Et fait tant de bien à mon cœur!
A la pauvre fille inconnue Si tu n'avais tendu les bras, Que serait- elle devenue Sans appui, sans guide ici-bas?
Tu m' apparus pleine de charmes, Mère de la sainte amitié, Tu m' apparus! et mes alarmes Cessèrent devant ta pitié.
Et quand tu me fis la promesse De ne jamais plus me quitter, Je crus voir, dans ma douce ivresse, Un ange au ciel me transporter.
Nobles amis, dont l'âme tendre Comprend la mienne, ah! c'était vous
Qui veniez de me faire entendre Ces mots si suaves, si doux !
Oui, vos bontés pour l'orpheline Chaque jour allègent le poids Et de sa couronne d'épine Et de sa douloureuse croix.
Que le ciel vous en récompense, 0 mes généreux bienfaiteurs 1 Dans ma vive reconnaissance Je ne puis que verser des pleurs.