POCB LA NAISSANCE DE SON F1I
A mon amour tu recommandes L'enfant que le ciel t'a donné ; Ce que pour lui tu me demandes Il l'avait avant d'être né.
Frais et gentillet dans ses langes, Où rien encor ne peut troubler Son doux sommeil, aux petits anges Ton jeune enfant doit ressembler.
Ce joli blondin ! je parie
Qu'à cette heure même il te rend
Une charmante agacerie
Que tu lui fais et qu'il comprend.
Ne dirait-on pas qu'un mystère Dans ce petit être est caché?
Ah ! c'est qu'aux regards de sa mère Un doux prestige est attaché.
.Ta joie en ce jour est immense, Ineirable ; mais si ton cœur
Devant cet ange d'innocence Ne peut contenir son bonheur,
Que sera-ce donc, ô Céline, Quand, pour t' enlacer dans ses bras, Paul, avec sa grâce enfantine, Vers toi dirigera ses pas?
Ton enfant! qu'il veille ou repose Dans son berceau frêle ou sur toi, Fais voltiger sur son front rose Un essaim de baisers pour moi.
Mars 1854.