‹ Marie-Rose, histoire de deux jeunes orphelinesChapitre 57 sur 79 · A MADEMOISELLE V. B · texte numérisé non relu

A MADEMOISELLE V. B

J'ai pu faire vibrer ta lire,

Et pour ce chant délicieux,

Tu ne demandes qu'un sourire

A celle dont le nom t'inspire

Des mots que l'on ne dit qu'aux cieux.

Tandis que ton âme s'épanche En sentiments tendres et doux, Laisse-moi baiser ta main blanche Et ton joli front qui se penche Si mollement sur tes genoux.

Pourquoi rester ainsi muette?

Reprends ton luth aux sons touchants ; Ma muse t'épie, ô fillette, Chante ! rossignol ou fauvette.

J'écoute avec bonheur tes chants.

Larmes du soir et de l'aurore, Oiseaux, fleurs, papillons, zéphirs, Brise légère, écho sonore, Pour le poëte jeune encore Tout est joie, innocents plaisirs.

Chante les bois et la verdure, La mer et ton ciel toujours bleu , Les petits ruisseaux, leur murmure.

Toutes les œuvres du bon Dieu.

Et puis, belle enfant, chante, oh ! chante. Pour bannir les chagrins, les pleurs De notre humanité souffrante; De ta voix la plus caressante Berce, endors toutes ses douleurs.

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