‹ Marie Simon drame en cinq actesChapitre 74 sur 90 · AR.NOL LD · texte numérisé non relu

AR.NOL LD

Eli bien, le grand malhourl t’en plaindrais-tu, dis moi?

NARIAM.

Kou pas ; cela mo fait grand plaisir.

RKOULO.

Je m'en datte.

Ma chère

«ARIANI.

Mais de Lille elles portent la dal;ï,

Et tu n'et plus en Flandre; éclaircis-moi ce point:

Tu nous écris d'un lieu que tu n’habites point.

A débrouiller cela vainement je m’applique.

ARNOULD

La chose, j’en conviens, mérite qu'on l'expliquo. Admire mon génie et mon invention :

En changeant de pays et de profession,

J’ai dû changer de nom : celui de Delaroeo A mrs le complément à ma métamorphose.

C'est sous ce nom d'emprunt que, déridant les fronts.

Je suis chéri du Mans et de ses environs.

Mais d’écrire souvent ayant pris l'habitude,

Mon silence eût ici jeté ( inquiétude.

Mon père avec raison eût pu s'en alarmer,

Et dans Lille» de moi fût venu s'informer.

Il fallait A ce coup parer avec adresse;

Douze lettres de moi, bien pleines de tendresse.

Devaient vous parvenir en ces lieux tour à tour.

Un ami, confident et complice du tour,

Se chargeait, pour calmer vos alarmes trop vives, D’envoyer tous les mois une de ces missives,

Chacune, par la poste arrivant A Paris,

Sur moi pendant un mois rassurant vos esprits,

Et de mon père, un an. m'épargnait la colère.

Dis, comment trouves-tu ma ruse épistolaire?

■ ARIANE

C'est fort beau... mais un jour tout se découvrira.

Que dira mon tuteur ?

ARNOULD

Peut-être il en rira.

Tu sais qu’à moi toujours il préféra mon 1ère, il me croit béte : eh bien, il vorra le contraire;

Cela le flattera.

■ARIANE

C’est mal de le tromper.

ARNOULD

A sa vocation l’on ne peut échapper.

Et mon père avec moi fut toujours si sévère,., j C’est sa taule après tout.

■ ARIANE

Ton père et ton grand-père.

Grâces A toi, pourtant, m’ont grondée et bien fort.

ARNOULD

Pourquoi donc?..:

■ARIANE

Mon portrait, tu sais bien, j’eus le tort.

Lorsque lu vins nous voir, de te le laisser prendre.

Ce que j'en avais fait, ils ont voulu l’apprendre.

ARNüULn, â part.

Diable l(//aul.) Et qu’as-lu pu dire alors?

MAR1ANE

/.i » * . . . „ J’ai répondu

(Il fallait bien mentir) que je l’avab perdu.

ARNOULD

Vraiment?... tu leur as dit que tu t’avais?...

■ARIANE

Sucs doute.

ainoold , à part.

Et moi qui justement viens de le perdre en route I.;

Ne le lui disons point; elle se fâcherait.

[Haut.)

Il est lâ, sur mon cœur, ce précieux portrait.

■ARIANE

Voici ton père, Arnould.

ARNOULD

Je me sauve au plus vite.

■ARIANE

Et ton grand-père aussi.

AINOULO.

Tous deux je les évlto.

El pour cause : A revoir.

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