AR.NOL LD
Eli bien, le grand malhourl t’en plaindrais-tu, dis moi?
NARIAM.
Kou pas ; cela mo fait grand plaisir.
RKOULO.
Je m'en datte.
Ma chère
«ARIANI.
Mais de Lille elles portent la dal;ï,
Et tu n'et plus en Flandre; éclaircis-moi ce point:
Tu nous écris d'un lieu que tu n’habites point.
A débrouiller cela vainement je m’applique.
ARNOULD
La chose, j’en conviens, mérite qu'on l'expliquo. Admire mon génie et mon invention :
En changeant de pays et de profession,
J’ai dû changer de nom : celui de Delaroeo A mrs le complément à ma métamorphose.
C'est sous ce nom d'emprunt que, déridant les fronts.
Je suis chéri du Mans et de ses environs.
Mais d’écrire souvent ayant pris l'habitude,
Mon silence eût ici jeté ( inquiétude.
Mon père avec raison eût pu s'en alarmer,
Et dans Lille» de moi fût venu s'informer.
Il fallait A ce coup parer avec adresse;
Douze lettres de moi, bien pleines de tendresse.
Devaient vous parvenir en ces lieux tour à tour.
Un ami, confident et complice du tour,
Se chargeait, pour calmer vos alarmes trop vives, D’envoyer tous les mois une de ces missives,
Chacune, par la poste arrivant A Paris,
Sur moi pendant un mois rassurant vos esprits,
Et de mon père, un an. m'épargnait la colère.
Dis, comment trouves-tu ma ruse épistolaire?
■ ARIANE
C'est fort beau... mais un jour tout se découvrira.
Que dira mon tuteur ?
ARNOULD
Peut-être il en rira.
Tu sais qu’à moi toujours il préféra mon 1ère, il me croit béte : eh bien, il vorra le contraire;
Cela le flattera.
■ARIANE
C’est mal de le tromper.
ARNOULD
A sa vocation l’on ne peut échapper.
Et mon père avec moi fut toujours si sévère,., j C’est sa taule après tout.
■ ARIANE
Ton père et ton grand-père.
Grâces A toi, pourtant, m’ont grondée et bien fort.
ARNOULD
Pourquoi donc?..:
■ARIANE
Mon portrait, tu sais bien, j’eus le tort.
Lorsque lu vins nous voir, de te le laisser prendre.
Ce que j'en avais fait, ils ont voulu l’apprendre.
ARNüULn, â part.
Diable l(//aul.) Et qu’as-lu pu dire alors?
MAR1ANE
/.i » * . . . „ J’ai répondu
(Il fallait bien mentir) que je l’avab perdu.
ARNOULD
Vraiment?... tu leur as dit que tu t’avais?...
■ARIANE
Sucs doute.
ainoold , à part.
Et moi qui justement viens de le perdre en route I.;
Ne le lui disons point; elle se fâcherait.
[Haut.)
Il est lâ, sur mon cœur, ce précieux portrait.
■ARIANE
Voici ton père, Arnould.
ARNOULD
Je me sauve au plus vite.
■ARIANE
Et ton grand-père aussi.
AINOULO.
Tous deux je les évlto.
El pour cause : A revoir.