MARIE STUART, DARNLEY
DARNLEY
Savez-vous, ma belle reine, que je vous aime toujours!...
MARIE STI ART, llatmoinpaot.
Milord, quelle nouvelle plainte btcz-vous encore à m’adresser?
OARNLET.
Est-ee la femme ou la reine qui me parle?
L'une et t*aulre.
DARÜ.EY.
Alors, à la reine, je dirai : Vous m’avez pris parmi les premiers gentilshommes et j’en suis aujourd'hui le dernier ; a la femme : Je ne suis pas votre mari, je suis votre jouet.
MARIE STI ART
La n-ine vous répondra : Milord, si vous ne gouvernez pas, c’est qu’avant de commander auz autres, il faut se commander à soi-même; la femme ; Si vous n’étes plus époux c’est que... c'est que le passe est ineffaçable.
DARNLEY
Le p*9sé! Oh! tous pensez à Rizzio.
MARIR STUART.
Milord I
DARNLEY
Vous y fiensez et vous puursuivox sa vengeance. C’est pour lui que vous m'avec exilé de votre cour... C’est pour lui que tous mes amis, un à un, se sont vus disgracié», proscrits, tandis que mes ennemis les Douglas, les Bûlhwell, devenaient vo> mignons.
MARIK STUART
Bot h wo II et Douglas sont fidèle* à la reine, voilà tout.
DARNLEY
Par saint André, Madame , lequel de ces deux hommes est votre amant?
MARIE STUART, rtapéf»,!*.
Vous me dites... à moi...
DARNLEY
Je vous demande , ma bi lle reine, lequel de ces deux hommes est votre amant?...
MARIS STUART
C’est juste ! qui assassine 1rs hommes doit insulter les femmes... Ah! parre que j'ai eu pitié de toi et que je ne t’ai pas jeté dans une prison d'État comme lu le méritais; parce que je t'ai soigné, malade et épuisé de débauches au lieu de te faire trancher l.i tète, tu me traites ainsi, moi, ta femme et la souveraine ! ta t’en repentiras 1
DARNLEY
Madame!...
Je cherchais à oublier tout ce sang versé par toi sur les marches de mon tréne, de peur que la vengeance tic me montât rii cerveau, et tu tuo jettes à la face le nom de Rizzio : tu l'en repentiras!
DARNLEY
Marie?...
Je fermais les yeux pour le sourire sans dégoût, parce que la es le père de mon enfant , et tu me demandes si je suis Marie Stuart ou Messaltue! tu t’eu repentiras.
DARNLEY
Marie! pardon, je t’aime, je suis fou. Éloigne BolhweU et Douglas.
Non...
RARRLEY.
Éloignc-les et je reviens, et je t Rimerai comme au premier jour, humble et dévoué...
Non...
DARM.F.V .
El» bien ! BoUnrell seulement, éloigne Bothvridl.
il Mi! K STI) A UT EN ÉCOSSE.
MARIR RTTART.
Le eomte de Bothwcll sera demain duc d’Orlcenay.
PARNIFT.
Ah ! prenne garde , jr puis ètn- un prince faible , triais je ne sui' pas un uiari complaisant.
Infâme!...
DAflMCY.
Madame , il n’y a pas loin d'ici à la frontière d'Angleterre.
{Caieratl taire «a fond et ter» U re-ne du tt»è cppoté A Utrultj.)