‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 100 sur 215 · Idem, lib. LXXXI · texte numérisé non relu

Idem, lib. LXXXI

3. n Omnium pertinacissime et ad exitium usque factioni adhaesit. » Idem , lib. LXXXVI. De Thou , qui parle beaucoup de la violence de Maineville comme ligueur , ne dit rien de son ambassade en Ecosse; il écrit son nom Menevilla\ P. Fr. Tytler, Menainville; M. Labanoff, Maigneville; j'ai suivi Torthographe des manuscrits de la famille d'Esneval.

4. Les instructions de Maineville se trouvent dans les archives de la famille d'Esneval. Elles ne difl%rent pas essentiellement de celles de La Mothe- Fénelon publiées par Robertson , appendice xlii de son Histoire d'Ecosse.

parer une descente des Espagnols en Angleterre ^ Ce bruit s'accrédita à la cour d'Elisabeth, et Henri III écrivit à Castelnau pour le démentir • ; il affirmait que les instructions de Maineville étaient les mêmes que celles de La Mothe- Fénelon.

Les ambassadeurs français arrivèrent en Ecosse au commencement de l'année 1583. C'était le premier acte solennel par lequel la France reconnaissait la royauté de Jacques VI. Il en fut flatté, et fit aux ambassadeurs un brillant accueil. La Mothe-Fénelon fut indigné de voir « le roi étroitement prisonnier, la couronne par terre et le sceptre sous les pieds des sujets*. » Harangues publiques, négociations secrètes, il mit tout en œuvre pour relever l'autorité royale. Edimbourg présentait alors un aspect étrange et dramatique. D'un côté, les magistrats réunissaient dans un banquet les ambassadeurs français et leurs partisans; de l'autre, les ministres protestants ordonnaient un jeûne solennel et tonnaient contre les Guise et l'idolâtrie papiste *, affectant toujours d'identifier le parti français avec la faction espagnole. Ici les souvenirs d'une loyale alliance qui se confondait avec les origines de la nation écossaise ; là, le sombre fanatisme des puritains. Ces luttes alimentaient les passions dé la foule. Mais c'était surtout par des négociations secrètes que la France pouvait réorganiser son parti. Lennox était mort ; Arran sans crédit. La Mothe-Fénelon s'eflTorça de détacher du parti anglSs le chef du dernier complot, lord Ruthven, récemment créé comte de Gowrie. Il le trouva disposé à expier son crime par le dévouement, pourvu que la France lui ga-

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