‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 101 sur 215 · Mémoires de Duplessis-Momay ^ supplément, t. II, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Duplessis-Momay ^ supplément, t. II, p

2. Ms. de la Bibl. imp., f. Bélhune, n« 8811, fol. 60 recto : «Je vous diray que c'est chose du tout contraire à la vérité de dire que le sieur de Heyneville eust une seconde et particulière secrette instruction , etc. »

3. Ce sont les paroles de La Mothe-Fénelon citées dans une lettre de Marie Stuart , t. VI , p. 248.

4. Camhdeni HisU Elix-, pars III , p. 361. -P. F. Tytler, Hist. d*Eco$se, t. VIII, p. 132-133.

rantlt une amnistie*. Les fils du duc de Châtellerault, John et Claude Hamilton , d'une famille depuis longtemps attachée à la France, parurent à La Mothe-Pénelon les appuis naturels du parti français. Dépouillés par Arran, ils s'étaient retirés en Angleterre, et Elisabeth s'efforçait de les enchaîner à sa cause. Quelques faveurs et une pension pouvaient les ramener à la France. En même temps, l'ambassadeur pratiquait sous main les lords de la Reine, et préparait la contrepartie dé l'attentat de Ruthven. Il laissa Maineville chargé de continuer ces négociations et de rester en Ecosse , « jusqu'à ce qu'il eût vu le roi remis en l'état où il devoit être et les choses en une bonne pacification*. »

Elisabeth s'inquiétait de ces négociations, et s'efforçait de leur opposer une ligue étroite de l'Ecosse et de l'Angleterre. A son instigation, les conjurés de Ruthven envoyèrent à Londres une ambassade pour traiter avec les Anglais. Elisabeth voulut, suivant son usage, détourner par une négociation trompeuse l'attention de Marie et de la France ; elle chargea des commissaires de discuter avec la reine d'Ecosse les conditions de sa liberté. Marie écrivait vers cette époque à La Mothe-Fénelon « qu'elle ne pouvoit plus supporter la longueur et rigueur de sa prison*. » Il n'est donc pas étonnant qu'elle se soit attachée avec une passion violente et irréfléchie à la première espérance de liberté. Mais la France et Castelnau jugeaient avec plus de calme et de vérité les intentions de l'Angleterre. « C'a été bien fait à vous, écrivait Henri III à Castelnau*, de vous être employé en mon nom

1 . Voy.le mémoire de La Mothe-Fénelon aux Pièces justificatives. Ce mémoire fait connaître avec précision des négociations sur lesquelles les historiens les plus récents de l'Ecosse ne donnent que de vagues renseignements.

2. Ce sont les termes de l'instruction de Maineville. Voy. encore sur cette ambassade plusieurs lettres de Henri III à La Mothe-Fénelon , Maineville et Castelnau, ms. de la Bibl. imp., f. Béthune, n» 8811, foL 57, 58, â9, 60, 61,62, 63, 64, 65, 66, 67 et 68.

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