Idem, ibidem, p
5. Idem, tWden», p. 239. Voy. aussi les documents tirés des archives de la famille d'Esneval, aux Pièces justificatives.
i32 JACQUES VI AU POUVOIR
accusations d'Arran, conserver la faveur du roi, rendormir par des conseils perfides et enfin le livrer aux conjurés dans Stirling (octobre 1585) K Arran, réduit à la fuite, erra quelque temps en Ecosse , et finit par périr assassiné *. L'Ecosse fut alors dominée par la faction anglaise. Marr s'empara du château de Stirling ; le commandement de la garde du roi fut donné à Glamis , et J. Hamilton, lord d'Arbroath, eut la forteresse de Dumbarton'. Jacques subit avec résignation et presque avec joie une domination qu'adoucissaient les flatteries de Gray , le ton respectueux des conjurés , le caractère de lord d'Arbroath, bientôt admis dans l'intimité royale , enfin la perspective de la couronne d'Angleterre, qu'on ne cessait de montrer au roi d'Ecosse comme récompense de son dévouement à Elisabeth. Tout était préparé pour la conclusion de cette alliance intime de l'Ecosse et de l'Angleterre , que poursuivait depuis plus de vingt ans une politique astucieuse et persévérante. Gray se hâta d'avertir Elisabeth , qui envoya en Ecosse William KnoUis pour conclure le traité*.
Le triomphe de la faction anglaise et la captivité de Jacques VI, entre les mains des conjurés, pénétrèrent Marie Stuart d'une vive douleur: « Ces nouvelles, écrivait -elle le 8 décembre 1585*, m'ont ajouté affliction sur affliction.... Je reconnois en cet accident un juste jugement de Dieu sur mon enfant, le châtiant pour le ramener, comme j'espère, à résipiscence d'avoir manqué de son devoir, foi et promesses vers sa vraie, naturelle et très-affectionnée mère, se laissant séparer d'elle pour se commettre, dénué de toute défense, aux embûches et perfidies de ses ennemis, tant de fois expérimentées contre lui-môme et toute sa race. » Après la reine oflensée reparaissait la mère: «Je ne puis que,