‹ Marie Stuart et Catherine de Médicis: étude historique sur les relations deChapitre 162 sur 215 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Bellièvre avertit Henri III du danger imminent de Marie Stuart; sa lettre au secrétaire d'État Brulart (16 décembre 1586). — Courage de Marie Stuart; sa lettre à Elisabeth (19 décembre). — Dépêche de Henri ÏÏI à Bellièvre (24 décembre). — Mémoire adressé par Tambassadeur à Elisabeth, dans les premiers jours de janvier 1587. — Dernière audience de Bellièvre (7 janvier 1587); Elisabeth est blessée de sa fermeté; sa lettre à Henri IH. — Les ports d'Angleterre sont fermés et les communications avec la France interceptées (janvier -février 1587). — Supplice de Marie Stuart (18 février).— Indignation de la France à cette nouvelle. — Conduite de Henri III. — Tentatives pour rapprocher la France et FÉcosse (1587-1588); rupture définitive. — Relations de la France et de l'Ecosse aux xvir et xviii' siècles.

Les ambassadeurs français, qui n'avaient pu empêcher la proclamation de la sentence de mort contre Marie Stuart , se bornèrent à demander qu'on sursît à l'exécution. Ils obtinrent d'Elisabeth un délai de douze jours *. Aussitôt Bellièvre expédia à Henri III Genlis, fils du secrétaire Brulart, avec mission d'exposer au roi le danger de la reine d'Ecosse '. Il écrivait en même temps à Brulart* : « L'affaire est infiniment pressée; il y va de la vie et de la mort de la reine d'Ecosse. Le roi sera à ses dévotions; mais c'est une belle dévotion de sauver la vie à sa belle-sœur, et je m'assure que S. M, ne prendra à importunité d'employer le temps

1 . Bibl. imp. , ms. , suppl. fr. , n« 593' , fol. 401 verso ; cf. Life of Thom. £gfeiton,p. 90et91.

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