Tellus his tam fecunda vironim
« Tamque ardens animus bellique incensus amore , « Ut quum alium premeret vicinum exercitus hostem, « Suppetias alius nobis laturus eodem « Tempore caerulei transmitteret %quora ponti. »
Michaelis Hospitalii epistolarum, lib. IV, t. III, p. 333 de Tédit. de
Paris (1825).
4. Les éditeurs de la correspondance de La Mothe-Fénelon ont publié les actes relatife à cette transmission, 1. 1, p. 425 et suIy.
i4 PROTESTANTS D*ÉCO$SE
odieuse aux Ëcossais. Ce peuple, que les historiens du temps accusent d'inconstance et d'impétuosité irréfléchie * , avait déjà, à la fin du xiv* siècle, manifesté son impatience du joug que la France voulait lui imposer. Ce sentiment, joint à l'influence du protestantisme, détacha une grande partie des Écossais de l'alliance française. Cependant tant que Marie Tudor, qui avait succédé à Edouard III, occupa le trône d'Angleterre, les protestants écossais ne purent compter sur l'appui sincère de l'Angleterre , et , réduits à leurs seules forces, ils ne firent que troubler le pays par la violence de leurs déclamations et quelquefois par des révoltes. J. Knox, ardent ennemi de Marie de Guise et de la France, arma une partie de la nation et entraîna le duc de Châtellerault.
L'avènement d'Elisabeth donna une nouvelle force à cette faction. Les lords de la Congrégation lui envoyèrent Lethington pour implorer son» secours *. Elle s'empressa de saisir l'occasion de chasser les Français d'un poste d'où ils pouvaient toujours inquiéter et menacer l'Angleterre , et signa avec les rebelles le traité de Berwick pour empêcher , disait le préambule, les Français de subfuguer V Ecosse et de la réunir à leur royaume^. L'Angleterre n'obéissait, si l'on en croyait ses déclarations, qu'à un sentiment d'amitié pour les Écossais; elle voulait les délivrer du joug de la servitude*. La France s'inquiéta de cette alliance étroite d'une partie de la noblesse écossaise avec Elisabeth. Il ne manquait pas d'esprits judicieux qui voyaient avec peine qu'on eût confondu les affaires reUgieuses avec les intérêts politiques'. Ils rappelaient que les rois de France les plus zélés pour le
1. «En cette nation, les esprits sont prompts et faciles à mutation, dont j'ay veu infinis exemples en vingt-trois ans que j'ay traitté plusieurs grandes affairés en ce royaume. » Gastelnau, Mémoires y liy. II, chap. iv, édit. de 1731,1,35.